Cameroun/Double éboulement de Dschang: le désespoir des familles qui cherchent toujours leurs proches s’agrandit.
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Près d’une semaine après la tragédie qui a endeuillée la ville de Dschang dans la région de l’ouest du Cameroun, plusieurs familles sont encore sans nouvelles de leurs proches disparus. Une situation difficile pour plusieurs qui s’accrochent malgré tout à « un espoir » fut-il mince .
Désespoir et désarroi de tout part
Nadine Fleure, est dans une angoisse palpable . Sa maman et sa grand mère ce sont rendues à la ferme ce jour- là . Jusqu’ici, elle n’a toujours pas de leurs nouvelles.
« Nous avons cherché à les retrouver depuis cet accident, en vain. Elles sont ensevelies sous la terre » est-elle convaincue. Mais l’épuisement dans sa voix n’entame en rien sa détermination. Aux côtes des secouristes, Nadine ne perd pas de regard les décombres qu’on remue avec l’espoir de retrouver les siens.
Dans ce lieu qui porte la mort, les histoires sont parfois similaires. Partager son désespoir est souvent le meilleur moyen d’évacuer l’anxiété. Un homme raconte sa douleur et sa peine: « Ma femme et mes trois enfants se dirigeaient vers Dschang pour un enterrement. Leur bus fait partie des nombreux bus qui ont été engloutis par le sol. Leurs corps n’ont pas encore été récupérés. Je campe ici tous les jours, en espérant pouvoir au moins revoir ma famille une dernière fois », révèle-t-il.
Les conducteurs d’engins ont été d’un soutien important entre les deux éboulements. Après la tragédie, quelques uns parmi eux « manquent malheureusement à l’appel » a confié un responsable du Syndicat national des conducteurs interurbains.
« Deux de nos collègues sont là-dessous et plus d’une cinquantaine de personnes sont encore ensevelies à l’intérieur. Certains sont dans leurs véhicules. Nous sommes vraiment touchés car jusqu’à présent nous ne savons pas ce qui va se passer. Nous ne pouvons pas retirer leurs corps », a déclaré un chauffeur.
Dschang, capital du département de la Menoua dans la région de l’ouest est connu pour le flux de ses activités commerciales. Plusieurs commerçants se comptent aussi parmi les victimes du drame de la falaise. Les corps de plusieurs restent encore introuvables d’après un responsable de leur association : « Nous avons quatre des nôtres encore enterrés dans ce sol. Lorsque l’incident s’est produit et que l’équipe des opérations de sauvetage a été appelée, nous avons été rapidement dépêchés en équipe pour venir sauver des vies. Au cours des opérations de sauvetage, un autre morceau de terrain s’est détaché de la colline et s’est effondré sur nous, ensevelissant quatre des nôtres, entre autres » a-t-il rapporté
L’urgence des mesures de reconstruction
Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Njoumessi, qui s’est rendu sur place pour superviser les opérations, a reconnu le besoin urgent de mesures de reconstruction après ce drame.
« Des études topographiques sont en cours pour nous informer sur l’endroit où construire une autre section de la route », a déclaré le ministre.
« Comme vous pouvez le constater, il n’y a plus de route, elle est complètement délabrée. Nous devons donc en construire une autre. Je conseille à tous de nous mobiliser pour aider les militaires et les équipes de secours afin qu’ils puissent récupérer les autres corps enfouis dans les décombres », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, est intervenu pour apporter un soutien essentiel, en autorisant la distribution de nourriture et de fournitures médicales à ceux qui ont élu domicile temporairement sur le site de la catastrophe.
Les efforts pour dégager les débris se poursuivent, malgré l’inquiétude qui plane sur le risque de nouveaux glissements.













