Cameroun : drame à Njimbot, un couple retrouvé mort après une vidéo d’adieu glaçante
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Njimbot, département du Noun – Un drame aux allures de pacte morbide secoue la région depuis le dimanche 20 juillet 2025. Un couple a été retrouvé sans vie, laissant derrière lui une scène troublante, des questionnements sans réponse et une vidéo d’adieu d’une rare intensité émotionnelle.
Selon les premiers éléments diffusés localement, la jeune femme, Aminetou, 21 ans, portait des traces visibles de violences sur le corps, tandis que son compagnon, Hassan, a été retrouvé pendu à une corde, à quelques mètres du cadavre de sa compagne. Les faits se sont déroulés dans des circonstances encore floues, dans la localité paisible de Njimbot.
Ce qui glace davantage le sang, c’est une vidéo que le couple aurait tournée peu avant leur mort, vidéo qui circule depuis sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence, on voit Hassan filmer, tandis qu’Aminetou s’exprime face caméra :
« Hassan est venu ici pour mettre fin à ses jours. Arrivé dans le monde des morts, salue ma grand-mère. Je suis venue ici pour t’accompagner. »
Puis elle demande :
« Tu es en train de prendre la vidéo d’au revoir ? »
Hassan répond : « Oui ».
Et Aminetou de conclure :
« Tu penses qu’au pays des morts on se repose ? Ok, fais-le alors. »
Des mots poignants, lancés avec une apparente résignation. Un dialogue d’adieu surréaliste, entre deux âmes jeunes qui semblent avoir décidé ensemble de basculer dans l’irréversible. Mais derrière cette mise en scène, des doutes persistent : s’agit-il réellement d’un suicide consenti à deux, ou Aminetou a-t-elle été forcée, manipulée, voire tuée, avant que son compagnon ne mette fin à ses jours ? Les traces de sévices relevées sur le corps de la jeune femme ravivent les soupçons.
La gendarmerie a ouvert une enquête. Les familles sont sous le choc. La communauté locale, sidérée, cherche des explications.
Dunia News choisit de traiter cette affaire avec la plus grande prudence, par respect pour les victimes et pour éviter la propagation de récits sensationnalistes qui banaliseraient la gravité du drame. Il ne s’agit pas ici de faire le buzz, mais de comprendre les ressorts profonds de ce qui semble être un désespoir partagé, ou peut-être un féminicide déguisé en pacte de mort.
Ce drame met également en lumière la fragilité psychologique de nombreux jeunes, confrontés à des pressions invisibles, des mal-êtres silencieux, des relations toxiques. Les réseaux sociaux, en diffusant ces vidéos tragiques, deviennent parfois des complices involontaires de la violence.
Ce que nous devons interroger, ce n’est pas seulement la scène de mort, mais les silences qui l’ont précédée. Qui a entendu le cri d’Aminetou ? Qui a vu venir ce basculement ? Comment un couple aussi jeune en est-il arrivé là ?
Les autorités camerounaises sont appelées à faire toute la lumière sur ce drame. Mais au-delà de l’enquête, il est urgent de renforcer les mécanismes de soutien psychologique, d’écouter davantage les signaux faibles, et de briser les tabous sur la souffrance mentale, surtout chez les jeunes.
Dunia News poursuivra ce dossier dans les prochains jours, avec une approche rigoureuse et humaine. Parce que raconter l’histoire, c’est aussi tenter de sauver les suivantes.













