Cameroun/Éducation nationale : 4 milliards de FCFA pour le fonctionnement des établissements de l’enseignement secondaire
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Deux mois après le début de la rentrée scolaire , l’enveloppe de 4,1 milliards de FCFA pour le compte du fonctionnement a été est mise à la disposition des chefs des établissements a indiqué Nalova Lyonga, ministre de l’enseignement secondaire dans une correspondance adressée à ses collaborateurs des services déconcentrés.
Ces fonds qui constituent un » premier virement » selon madame le ministre, visent à assurer le bon fonctionnement des établissements de son régime scolaire . Ils sont collectés dans les frais exigibles par le ministère des Enseignements secondaires (Minesec).
En effet depuis 2018 , le Minesec a instauré le paiement en ligne des frais de scolarité qu’il reverse aux établissements dans le cadre de leur fonctionnement.
» Ces frais sont affectés dans différentes domaines notamment la gestion de la bibliothèque, du laboratoire, l’achat des équipements sportifs, la souscription à une assurance » a expliqué un responsable d’un lycée de la ville de Yaoundé.
L’arrivée deux mois après le début de l’année scolaire de cette enveloppe n’étonne pas certains chefs d’établissements qui ont trouvé la parade en attendant déblocage de ces fonds de fonctionnement.
» On n’est obligé de puiser dans les caisses de l’Association des parents d’élèves et enseignants (APEE) » a confié notre source. Toutes choses qui « ne manquent pas souvent de créer des tensions entre les gestionnaires de ces caisses et nous » reconnaît le responsable de lycée.
Ombre dans le tableau » tous les lycées ne disposent pas de la même surface financière pour fonctionner en attendant les fonds qui viennent du Minesec » modére un chef d’établissement : « Quand vous avez suffisamment d’effectif, les caisses de l’APEE suffisent à faire fonctionner l’établissement en attendant. Ce sont les établissements qui n’ont pas assez d’élèves qui en pâtissent » a-t-il révélé.
Autre grief, de plus en plus de dirigeants d’établissement expriment leur mécontentement face à la propagation de la corruption dans ce système et constatent qu’ils bénéficient fréquemment de subventions qui ne correspondent pas aux effectifs en place déplorent-ils.













