Cameroun/Fonction publique: 1172 personnels révoqués par décision ministérielle

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1 172 personnes ont été révoqués de la fonction publique camerounaise a-t-on appris d’un communiqué signé hier lundi 18 novembre 2024, par ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, Joseph Le .

Cette décision concerne les fonctionnaires et agents de l’État relevant du Code du travail a précisé le ministre Joseph Le dans son communiqué.

Ces révoqués font partie d’un ensemble de 8766 agents publics sous la sanction qui malgré les nombreux communiqué adressés à eux par le ministre des finances et le minfopra n’ont pas pour certains répondus aux appels et pour d’autres ayant répondu aux appels mais ont fourni des faux documents à  » l’effet d’induire l’administration en erreur. » a-t-il expliqué.

Le ministre a souligné que ses décisions ont été prises en application des décrets du 07 octobre 1994 portant statut général de la fonction publique, modifié et complété par le décret du 12 octobre 2000 ainsi que le décret du 09 Novembre 1978 fixant les dispositions applicables aux agents de l’état relevant du code du travail.

Ces sanctions découlent de l’opération de comptage physique du personnel de l’État lancée en 2018. L’initiative vise à identifier et à expurger du fichier de l’État, les agents qui y figurent de manière irrégulière notamment en raison: d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré.

Jusqu’au début de l’année en cours de nombreux agents publics restaient en suspension de solde en raison de leur absence non justifiée. En tête de liste les enseignants au nombre de 2326 signalés en absence de leurs postes à la suite d’un appel à dénonciation lancé par le ministre des enseignements secondaires.

Cette nouvelle vague de sanctions s’ajoute aux 1 981 licenciements et 424 révocations prononcés précédemment, portant ainsi le nombre total d’agents concernés par ces mesures disciplinaires à 3 577

Joseph Le a indiqué que cette « importante opération » s’inscrit en droite ligne des hautes directives du président Paul Biya relatives à la lutte contre l’absentéisme chronique des agents publics. En juillet dernier, il avait averti que tout agent public absent pendant 30 jours consécutifs recevrait une révocation ou un licenciement immédiat.

« Dès qu’un agent public n’aura pas été à son poste de travail pendant 30 jours, il mérite tout simplement une révocation ou un licenciement. Il existe beaucoup d’autres mesures qui sont contenues dans le Statut général de la Fonction publique et dans un certain nombre de textes particuliers. Le salaire est la compensation d’un travail fait, pas d’un travail à faire. Donc, absentéisme, indiscipline, il faut que ça cesse », avait-il laissé entendre à l’issue du conseil de cabinet le 25 juillet dernier. 

Selon les prévisions, cette opération débutée en avril 2018 devrait s’achever en 2025. A l’issue de cette phase, tous les personnels concernés seront radiés de la fonction publique conformément aux instructions du chef de l’État contenues dans sa circulaire sur la préparation du budget 2025.

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