Cameroun/Hôpitaux publics: le préavis de grève suspendu.

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Malachie Manaouda (photo) a réussi à convaincre CAP-Santé et le Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems), les deux syndicats qui menaçaient d’appeler au débrayage dans les formations sanitaires publiques.

La semaine dernière, le ministre de la Santé publique (Minsante) a convié les leaders syndicaux pour une ultime discussion. « Au terme de ces travaux, les présidents de Synpems et CAP/Santé (…) ont accepté d’accorder au gouvernement une marge de temps et ont opté pour une suspension du préavis d’arrêt de travail », comme on peut le lire dans ce communiqué conjoint.

S’il peut s’enorgueillir d’avoir obtenu cet accord de sortie de crise, Malachie Manaouda sait que la montre tourne. Il a pris des engagements qu’il doit se dépêcher de réaliser pour satisfaire les syndicats.

Une réunion d’évaluation, entre lui et les leaders du Synpems et de CAP/Santé, est programmé à la fin du premier trimestre de l’année 2025. Ce qui laisse quelques mois à Malachie Manaouda pour évacuer certaines attentes des personnels de santé des hôpitaux publics.

Concernant les coupes sur les salaires, le membre du gouvernement a déjà contacté le ministère des Finances pour obtenir le gel de ces coupes, comme le demandent CAP/Santé et le Synpems.

Les deux syndicats avaient même souhaité obtenir ce gel dès ce mois de décembre pour permettre aux personnels de la santé de passer des fêtes de fin d’année « agréables ». Sauf que les salaires avaient déjà été traités au moment où cet accord de sortie de crise a été trouvé. Il reste trois mois à Malachie Manaouda pour obtenir ce gel.

A en croire les syndicalistes, le ministre de la Santé publique a déjà pris les dispositions pour annuler certaines affectations des personnels critiquées par les deux syndicats en colères.

Le ministre s’est aussi engagé au plus vite à faire respecter l’arrêté du 16 février 2017 relative à la prise en charge des personnels de santé et de leur famille nucléaire. CAP/Santé et le Synpems exigent que cet arrêté soit respecté sans condition. Ce qui semble bien avoir été entendu par Malachie Manaouda.

Les syndicalistes attendent donc de voir si ces engagements seront déjà respectés lors de la réunion d’évaluation. Toutefois, ils sont conscients que certaines de leurs exigences ne dépendent pas de Malachie Manaouda.

C’est le cas du recrutement des personnels en situation précaire. La décision doit venir du président de la République. Les syndicalistes ont déjà entrepris d’envoyer des doléances à la présidence de la République.

Tout laisse croire que le Minsante va faire autant. Mais personne ne sait vraiment quelle suite le président Paul Biya va donner à ce dossier. « On ne peut pas prendre sur nous le risque de donner un délai au chef de l’Etat. On ne peut pas lui forcer la main », fait savoir Sylvain Nga Onana, le président de CAP/Santé.

En attendant la réunion d’évaluation des engagements qu’il a pris, Malachie Manaouda est bien décidé à maintenir le dialogue avec les syndicats. Le cadre de dialogue permanent doit être réactivé dans les prochains jours pour éviter une nouvelle situation délétère dans les hôpitaux publics.

On rappelle que c’est le 15 novembre dernier que CAP/Santé et le Synpems ont déposé un préavis de grève au ministère de la Santé. Le préavis annonçait le début de la grève le 17 décembre dernier.

La veille, une première tentative d’arrangement organisée par le Minsante en l’absence de Malachie Manaouda va obtenir un report. Les syndicalistes exigeaient de rencontrer le ministre avant la fin de l’année au risque d’appeler à l’arrêt du travail dès les premières semaines de la prochaine année.

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