Cameroun : la tension monte après la présidentielle, vingt manifestants arrêtés à Garoua
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Au Cameroun, la situation politique demeure tendue dans l’attente des résultats officiels de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. À Garoua, capitale régionale du Nord, vingt manifestants ont été arrêtés par les forces de sécurité. Selon le ministère de l’Administration territoriale, dirigé par Paul Atanga Nji, ces personnes sont accusées d’« incitation à la révolte et à l’insurrection » et seront traduites devant les tribunaux militaires.
Ces arrestations surviennent alors que la Commission nationale de recensement général des votes a remis son rapport au président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana. Une étape décisive du processus électoral, mais qui alimente les tensions dans plusieurs villes du pays.
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Le ministère précise que d’autres individus, soupçonnés d’actes à caractère criminel, ont été transférés à Yaoundé pour les besoins de l’enquête. Ces mesures visent, selon le gouvernement, à maintenir l’ordre public dans un contexte marqué par des manifestations sporadiques depuis la clôture du scrutin.
Sur le terrain, plusieurs observateurs s’inquiètent de la tournure sécuritaire que prend la situation, craignant une répression accrue à mesure que la proclamation officielle des résultats approche. Les Camerounais, eux, attendent toujours de connaître l’issue d’un scrutin déjà contesté dans certaines régions.
imam chroniqueur
Babacar Diop













