Cameroun : Mounouna Foutsou hérite du ministère de l’Emploi, tout en gardant la Jeunesse

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Une double casquette lourde de promesses… et d’interrogations

Cameroun : Mounouna Foutsou hérite du ministère de l’Emploi, tout en gardant la Jeunesse

Le président Paul Biya a procédé à un réaménagement gouvernemental qui retient l’attention. Mounouna Foutsou, déjà ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, vient d’être nommé à la tête du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, en remplacement d’Issa Tchiroma Bakary.

Une décision qui ne manque pas de faire parler à Yaoundé et au-delà.

En cumulant les deux fonctions, Mounouna Foutsou devient l’un des poids lourds du gouvernement. La Jeunesse, l’Éducation civique, l’Emploi et la Formation professionnelle : quatre champs majeurs pour un pays où plus de 70 % de la population a moins de 35 ans, et où le chômage reste un défi structurel.

Ce choix peut apparaître comme un signe de confiance du chef de l’État envers un homme qui connaît bien les rouages institutionnels. Ministre depuis 2011, Mounouna Foutsou a su bâtir une image de terrain, notamment à travers ses multiples campagnes de sensibilisation sur le civisme et l’entrepreneuriat jeune.

Mais cette accumulation soulève aussi des questions : comment coordonner efficacement deux ministères aux enjeux aussi lourds, sans dilution des priorités ni épuisement des équipes ? Et surtout, cette nomination suffira-t-elle à transformer des réalités sociales marquées par le chômage, le sous-emploi et la démotivation croissante de la jeunesse ?

Issa Tchiroma Bakary, son prédécesseur à l’Emploi, quitte le gouvernement après une longue carrière ministérielle, marquée par un verbe haut, une fidélité indéfectible au pouvoir et des prises de position souvent tranchées. Son départ semble marquer la fin d’un cycle. Certains y voient le signe d’une transition générationnelle timide mais en marche.

Le défi est immense. La formation professionnelle camerounaise peine à répondre aux besoins réels du marché. Le système reste dominé par des filières théoriques, mal connectées à l’économie réelle, tandis que l’entrepreneuriat jeune, souvent promu dans les discours, souffre d’un manque de financements et d’un encadrement aléatoire.

Mounouna Foutsou devra faire plus que porter deux titres : il lui faudra impulser une vision cohérente, articuler les politiques jeunesse et emploi, et surtout, faire sentir aux jeunes Camerounais que les promesses républicaines ne sont pas qu’un refrain de plus.

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