Cameroun | Présidentielle 2025 : Maurice Kamto exprime sa volonté de privilégier les régions anglophones en cas de victoire
Votre Pub ici !
Le candidat à l’élection présidentielle camerounaise, Maurice Kamto, a déclaré le 31 mai 2025, lors d’un rassemblement tenu à Paris, que s’il accédait à la magistrature suprême, sa première visite officielle serait consacrée aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ce déplacement symbolique viserait, selon lui, à marquer une attention particulière à ces deux régions anglophones, affectées depuis plusieurs années par une crise socio-politique et sécuritaire.

Cette déclaration intervient dans un contexte de pré-campagne électorale marqué par une volonté croissante de plusieurs candidats de placer la réconciliation nationale et l’inclusion territoriale au cœur de leurs priorités.
Depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont confrontées à une situation complexe, résultant à la fois de revendications sociolinguistiques, de tensions politiques et de violences armées. Plusieurs initiatives gouvernementales ont été entreprises pour y restaurer l’ordre et la paix, notamment le Grand Dialogue National en 2019, ainsi que des efforts de reconstruction.
En choisissant de mettre ces régions au centre de sa première sortie protocolaire en tant que potentiel chef de l’État, Maurice Kamto souhaite envoyer un signal d’ouverture au dialogue et de reconnaissance des efforts à mener en faveur de la stabilité, du développement et de la cohésion nationale.
La scène choisie pour cette annonce un rassemblement avec la diaspora camerounaise en France n’est pas anodine. La diaspora joue un rôle croissant dans la vie politique nationale, à travers son engagement citoyen, ses transferts financiers et ses prises de position sur l’avenir du Cameroun.
Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) entend ainsi fédérer les électeurs autour d’un projet axé sur la justice, l’équité territoriale et le respect des diversités linguistiques et culturelles du pays.
À quatre mois du scrutin présidentiel, les partis politiques affinent leurs stratégies, dans un environnement institutionnel encore dominé par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Les autorités administratives, quant à elles, rappellent régulièrement la nécessité pour tous les acteurs de respecter le cadre légal de la campagne électorale.
En parallèle, certaines coalitions d’opposition, dont le MRC et l’Alliance Politique pour le Changement (APC), ont été appelées à s’organiser dans le respect des textes en vigueur. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à garantir un processus électoral apaisé.
Le message de Maurice Kamto s’inscrit dans une dynamique où les questions de paix, de reconstruction et de reconnaissance des territoires fragilisés s’imposent dans le débat public. S’il est élu, la priorité qu’il dit accorder aux régions anglophones pourrait être interprétée comme un signal de volonté de rassemblement et de dialogue, en phase avec les aspirations d’une partie de l’opinion nationale.













