Cameroun/Présidentielles: Abdouraman Babba veut 60 000 scrutateurs pour « protéger la volonté du peuple »

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Le Cercle des hommes et des femmes d’honneur du Cameroun recherche 60 000 scrutateurs pour surveiller le vote lors de la prochaine élection présidentielle, prévue en octobre.

Pour ce recrutement, ce mouvement politique appelle tous les Camerounais désireux de surveiller le vote à s’inscrire volontairement en suivant un lien numérique. Ce lien précise que le rôle de ces vérificateurs actifs des résultats (VAR) sera de « veiller à ce que les résultats annoncés (…) entraînent la volonté du peuple camerounais souverain ».

Ces inscriptions en ligne ont été lancées le 1ᵉʳ mai dernier. Quatre jours plus tard, Abdouraman Babba, l’un des principaux responsables de ce mouvement, observe avec satisfaction la tendance.

En effet, au soir du 4 mai, plus de 3 500 personnes s’étaient déjà enregistrées, soit un peu plus de 800 par jour, comme le fait remarquer Abdouraman Babba, qui ne doute pas que l’objectif de départ sera atteint à la fin de cette opération, dont la clôture n’a pas encore été annoncée.

Ce n’est pas la première fois que les Camerounais entendent parler d’Abdouraman Babba. Cette personnalité publique, que le grand public a découverte dans le milieu du football, a franchi le Rubicon ces dernières années en embrassant des causes politiques, même s’il n’est officiellement affilié à aucun parti.

Face à la caméra, il ne cache pas qu’il milite pour mettre un terme au régime du président Paul Biya, qu’il accuse, entre autres, de favoriser la corruption. Et à écouter Abdouraman Babba, il n’est pas certain que ce régime puisse être renversé démocratiquement sans une surveillance rigoureuse du vote des Camerounais.

Sauf que, moins d’une semaine après le début des enregistrements, plusieurs sympathisants du projet craignent déjà que des « infiltrés » ne s’y glissent pour le faire échouer. Une crainte qu’Abdouraman Babba ne partage pas.

Il explique que, lors de l’enregistrement en ligne, il est demandé à chacun de préciser sa commune d’appartenance. Un travail de terrain, mené par les responsables communaux désignés, suffira selon lui à détecter les inscriptions suspectes. Dans une commune, soutient-il, les appartenances politiques ne passent pas inaperçues. « On va faire le terrain », promet-il.

Avant le Cercle des hommes et des femmes d’honneur du Cameroun, plusieurs autres acteurs politiques avaient nourri la même ambition de recruter des scrutateurs pour la prochaine élection présidentielle.

C’est le cas de Michèle Ndoki, ancienne égérie du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), avec son mouvement Les Bâtisseurs. Les principaux partis politiques peuvent également se faire représenter dans les bureaux de vote. Le seul bémol reste le coût de cette ambition, jugée onéreuse par les spécialistes des élections.

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