CAMEROUN | Refus d’embarquement pour Issa Tchiroma : des questions autour de la liberté de circulation

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CAMEROUN | Refus d’embarquement pour Issa Tchiroma : des questions autour de la liberté de circulation

Alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Dakar pour un hommage à l’ancien président Ahmadou Ahidjo, Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle de 2025, a été empêché de voyager depuis l’aéroport de Yaoundé. Aucune explication écrite ne lui aurait été remise. L’incident, signalé par plusieurs sources, soulève des interrogations sur le respect des libertés individuelles à l’approche du scrutin.

Selon les éléments recueillis, Issa Tchiroma Bakary devait embarquer avec sa fille, le Dr Rohaya Tchiroma, pour un vol en direction de Dakar. Le voyage visait à rendre hommage à Ahmadou Ahidjo, premier président de la République du Cameroun, inhumé au Sénégal aux côtés de son épouse et de leur fille aînée.

Mais au moment de l’embarquement, l’ancien ministre s’est vu refuser l’accès au vol. Aucun document officiel ne lui aurait été fourni, et la seule information reçue sur place faisait état de la nécessité d’obtenir une autorisation préalable de la Présidence de la République pour pouvoir quitter le territoire.

M. Tchiroma avait pourtant, selon ses déclarations, respecté toutes les formalités requises : démission de ses fonctions ministérielles, restitution du passeport diplomatique, et abandon de la résidence officielle. Il voyageait cette fois avec un passeport ordinaire, comme tout citoyen camerounais.

L’absence de justification écrite au refus de voyage surprend et interroge. Dans une démocratie fondée sur le droit, toute restriction aux libertés fondamentales en particulier la liberté de circulation doit être motivée par des textes clairs et des procédures connues.

Candidat lui aussi à l’élection présidentielle d’octobre 2025, l’avocat Akeré Muna a exprimé sa préoccupation dans un communiqué publié le lendemain. Il y voit une mesure « arbitraire », et invite les autorités à garantir à chaque citoyen les droits liés à sa dignité et à sa liberté.

« Le droit de voyager et de participer librement à la vie publique fait partie des fondements de tout processus électoral crédible », souligne-t-il, appelant au respect de ces principes dans la conduite des affaires nationales.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été émise par les services compétents sur les raisons de cette interdiction de départ. L’événement soulève donc une question de fond : existe-t-il aujourd’hui au Cameroun une procédure formelle encadrant les déplacements de certaines personnalités politiques ? Si oui, selon quels critères, et avec quelles garanties pour les droits individuels ?

En l’absence de réponse claire, le risque est que des mesures exceptionnelles, même ponctuelles, soient perçues comme arbitraires. Or, dans un contexte électoral, la confiance dans les institutions repose en grande partie sur la transparence des règles.

Il ne s’agit pas ici d’accuser, ni de tirer des conclusions hâtives. Mais de rappeler que la solidité d’un État se mesure aussi à sa capacité à traiter ses citoyens candidats ou non dans le respect de la loi et de l’égalité devant les règles communes.

À l’approche d’un scrutin important, il est essentiel que le climat politique reste apaisé, lisible, et fondé sur des principes partagés. Les actes posés aujourd’hui nourriront la perception de demain.

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