Cameroun/Religion: réélu à la tête du CENC, Mgr Andrew Nkea se donne pour objectif de ramener la paix dans les régions anglophones

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Les évêques du Cameroun, réunis le week-end dernier à Yaoundé, ont reconduit Mgr Andrew Nkea à la tête de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC). Au moment d’entamer ce nouveau mandat de trois ans, l’archevêque du diocèse de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, a dévoilé sa feuille de route. Le retour de la paix dans les régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) figure en tête de ses priorités.

En réalité, ce n’est pas la première fois que Mgr Andrew Nkea s’intéresse à ce sujet. À plusieurs reprises dans ses homélies, le prélat a exprimé son espoir de voir la paix revenir dans le NOSO. En mars 2024, à quelques jours de la fête de Pâques, il a prononcé un message très remarqué dans lequel il analysait les causes de la persistance de cette crise sociopolitique, débutée en 2014. « Si cette crise persiste, c’est parce que les gens font plus confiance aux processus diaboliques qu’à Dieu », avait-il déclaré.

L’archevêque de Bamenda proposait alors une solution pour sortir de ce drame humain. « Nous devons prier ensemble. Que nous soyons chrétiens, musulmans ou adeptes de la religion traditionnelle, nous devons nous unir dans la prière, car Dieu est unique, il écoute nos prières et nous donnerons la solution à ce problème » , affirme Mgr Andrew Nkea.

Un an plus tard, il n’est pas certain que cette position ait changé, d’autant que le président de la CENC est reconnu comme un pèlerin de la paix, une cause à laquelle il consacre une grande partie de sa vie de prière. Au début de l’année, lors du 48ᵉ séminaire annuel des évêques du Cameroun, il appelait ses pairs à toujours « promouvoir la paix, grâce à laquelle rien n’est perdu et sans laquelle tout peut être perdu » .

C’est sans doute pour cette raison qu’au-delà du NOSO, où des groupes séparatistes affrontent l’armée, Mgr Andrew Nkea entend également s’investir pour le retour de la paix dans la région de l’Extrême-Nord, toujours confronté aux exactions de la secte terroriste Boko Haram.

Au moment d’entamer son deuxième mandat à la tête de la CENC, l’archevêque de Bamenda ne se limite pas à la quête de paix dans les zones de crise. Dans sa feuille de route, il promet aussi de renforcer l’unité au sein de la famille des évêques. « Notre vocation comme Église est de continuer à marcher ensemble dans les liens d’amour et d’unité, pour que le monde croie en celui qui nous a envoyés », rappelait-il à la presse lors d’une récente rencontre des évêques.

En exprimant son souci de resserrer les liens d’amour entre les évêques, Mgr Andrew Nkea laisse entendre, de manière implicite, que des divergences menacent la cohésion de la CENC. La presse locale ne dit pas le contraire. Ces tensions ont régulièrement fait les choux gras des journaux, notamment en 2017, lors des obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala, ancien évêque du diocèse de Bafia, retrouvé mort dans des circonstances troubles. Alors que l’enquête judiciaire avait conclu à la thèse d’un suicide, certains membres de l’épiscopat camerounais continuent de soutenir que le prélat a été assassiné.

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