Cameroun/Sécurité: Boko -Haram intensifie les attaques contre les forces de l’ordre dans l’Extrême Nord
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Une attaque attribuée au groupe islamiste Boko Haram a provoqué la mort de trois militaires camerounais : les matelots de deuxième classe Njoume Ebongue, Vincent Zamsia et Alfa Mahamat. Six autres soldats, grièvement blessés, reçoivent des soins à l’hôpital de district de Makary. Il s’agit de Prosper Abeng, Frédérique Zouyabeb, François Ninong Ebiane, Arouna Ibrahim, Nzepieng Dingo et Jean Kilwe.
Sur le plan matériel, le bilan est tout aussi lourd : trois armes lourdes ont été emportées, dont un mortier de 81 mm, ainsi qu’une quantité importante de munitions, selon des renseignements militaires.
Le camp de la Force multinationale mixte (FMM) a été incendié, le commissariat spécial de Hile Alifa saccagé, deux motocyclettes appartenant à cette unité exportée. Le mât du drapeau a été complètement détruit, le drapeau brûlé, le domicile du maire local incendié, tout comme deux véhicules, un tricycle, et trois ordinateurs volés, informe la même source.
Depuis le mois de mars, la secte islamiste Boko Haram se montre plus agressive, utilisant désormais des équipements sophistiqués lors de ses attaques. L’un des assauts les plus marquants s’est produit dans la nuit du 24 au 25 mars à Woulgo, une localité du département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord.
Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont pris pour cible l’une des plus grandes bases militaires de la région, située à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Bien que l’attaque ait été repoussée par les forces camerounaises, elle a coûté la vie à douze soldats.
Les assaillants ont d’abord lancé des drones kamikazes pour neutraliser des points stratégiques avant de lancer un assaut au sol. « Ils ont utilisé les drones pour neutraliser des points stratégiques, comme les miradors, puis ont attaqué en moto, comme à leur habitude », explique une source militaire en poste dans la région. Cet assaut survenait dix jours après une autre attaque contre le poste militaire de Soueram, toujours dans l’Extrême-Nord, où les jihadistes s’étaient emparés d’un important stock d’armes.
Cette nouvelle attaque meurtrière rappelle que, malgré un recul apparent, Boko Haram demeure une menace constante dans la zone du bassin du lac Tchad. En dépit de la riposte ferme de l’armée camerounaise, le groupe terroriste continue de mener des opérations sanglantes, semant la terreur et déstabilisant les zones frontales avec le Nigeria.













