Cameroun / Trafic des êtres humains : une jeune employée de Douala soupçonnée d’être tombée dans un réseau

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Cameroun / Trafic des êtres humains : une jeune employée de Douala soupçonnée d’être tombée dans un réseau

À Douala, le témoignage indirect autour de la disparition d’une jeune employée d’un espace marchand soulève de sérieuses inquiétudes. Après avoir évoqué une proposition d’emploi à l’étranger aux contours suspects, la jeune femme a cessé de donner des nouvelles, avant de réapparaître à travers des messages incitant d’autres personnes à postuler à des offres similaires. Des éléments qui laissent craindre un possible cas de trafic des êtres humains.

L’histoire commence comme une promesse d’ascension sociale. Elle pourrait se terminer comme un nouvel épisode sombre d’un fléau transnational qui continue de piéger de jeunes Camerounais.

Une offre d’emploi à l’étranger aux contours flous

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Selon des témoignages recueillis dans son entourage professionnel, la jeune femme, employée dans un espace marchand de la ville de Douala, aurait été approchée par une ancienne collègue. Celle-ci lui aurait proposé de postuler pour un emploi présenté comme bien rémunéré dans un supermarché au Ghana.

En relatant les détails de cette proposition à d’autres collègues, plusieurs incohérences auraient été relevées, laissant penser à un possible réseau de kidnapping ou de traite. La jeune employée aurait alors été dissuadée de donner suite, marquant une période de répit apparent.

Une disparition suivie d’une réapparition inquiétante

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Après plusieurs semaines sans incident signalé, la jeune femme a subitement cessé de donner signe de vie, selon des proches. Sa disparition a suscité l’inquiétude de sa famille et de ses collègues à Douala.

Elle n’a toutefois pas totalement disparu des radars. Des messages ont commencé à parvenir à l’une de ses anciennes collègues, dans lesquels elle invitait cette dernière à postuler à un emploi présenté comme bien rémunéré en Côte d’Ivoire, sans exigence particulière de niveau scolaire.

Des signes laissant craindre une contrainte

Si la jeune femme communique à nouveau, plusieurs éléments interpellent. D’après des proches de la famille, celle-ci serait retenue contre sa volonté dans un lieu non identifié. Une inquiétude partagée par un membre de l’entourage, qui affirme que la famille est sans contact direct et reste profondément préoccupée par sa situation.

Parallèlement, le téléphone de la jeune femme demeure actif. Son compte WhatsApp publie régulièrement des statuts et messages promotionnels dans le but apparent d’attirer de nouvelles candidates à ces offres d’emploi à l’étranger. Une stratégie fréquemment associée aux mécanismes de recrutement utilisés par les réseaux de traite humaine.

Un mode opératoire connu des réseaux de trafic

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Les organisations de lutte contre la traite des personnes alertent depuis plusieurs années sur ce type de procédé : promesses d’emplois attractifs à l’étranger, absence de critères de sélection, usage de relais de confiance, puis instrumentalisation des victimes pour recruter à leur tour.

Dans de nombreux cas documentés, les victimes sont contraintes de servir d’appât afin d’élargir le réseau, sous la pression ou la menace, rendant leur situation d’autant plus complexe à détecter.

Appels à la vigilance

Face à cette situation, des appels à la prudence circulent au sein de la communauté locale. Les proches invitent les jeunes, en particulier les femmes à la recherche d’opportunités professionnelles, à vérifier systématiquement l’authenticité des offres d’emploi à l’étranger et à se rapprocher des services compétents avant toute démarche.

Les autorités camerounaises rappellent régulièrement que toute proposition d’emploi hors du pays doit passer par des canaux officiels clairement identifiés.

Ce cas présumé de trafic des êtres humains rappelle la persistance d’un phénomène qui prospère sur la précarité économique et l’espoir d’une vie meilleure. Tant que les réseaux continueront d’opérer dans l’ombre, la vigilance collective demeure l’un des premiers remparts pour éviter que d’autres jeunes Camerounais ne tombent dans le piège.

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Celine Dou

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