Cameroun : un faux sirop APFER 100 ml circule, le ministère de la Santé alerte les parents
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Une alerte sanitaire vient d’être lancée par les autorités camerounaises : un médicament contrefait, destiné aux enfants, circule actuellement dans les circuits de vente. Le danger est réel.
Le ministère de la Santé publique a tiré la sonnette d’alarme. Le Dr Manaouda Malachie, ministre en charge, signale la mise sur le marché illégale d’une contrefaçon du médicament APFER Sirop 100 ml, généralement prescrit chez les enfants pour traiter l’anémie.
Le faux produit se présente dans une bouteille en plastique munie d’un gobelet doseur, avec un emballage jaune clair, rouge et blanc, et porte le numéro de lot LH-2410. Problème : ce médicament n’a reçu aucune autorisation de mise sur le marché, ce qui signifie qu’il n’a été soumis à aucun contrôle réglementaire garantissant sa sécurité.
En comparaison, le vrai sirop APFER est conditionné dans une bouteille en verre, sans gobelet, et enregistré sous le numéro de lot A09L04T. Il est dûment autorisé (référence 7301304) et valable jusqu’en 2028.
La contrefaçon de médicaments n’est pas une affaire banale. Ce faux APFER, administré à des enfants déjà vulnérables, peut entraîner des effets indésirables graves, voire aggraver l’état de santé des jeunes patients. Or, l’anémie reste l’un des problèmes de santé les plus courants chez les enfants au Cameroun, surtout dans les zones rurales ou à faible revenu.
Les parents sont donc appelés à une extrême vigilance. En cas de doute sur un médicament ou d’apparition de symptômes inhabituels après administration, il est impératif de consulter rapidement un professionnel de santé et de signaler le produit suspect.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière les défis de la régulation pharmaceutique en Afrique. Face à des circuits de distribution parfois opaques et à la tentation du « moins cher » dans les officines non agréées, la contrefaçon médicamenteuse prospère, avec des conséquences tragiques sur les populations les plus fragiles.
Pour le Cameroun, comme pour de nombreux pays africains, la protection de la santé publique passe aussi par la surveillance renforcée des produits de santé, la responsabilisation des acteurs du secteur pharmaceutique, et l’éducation des consommateurs.













