CAMEROUN – Valorisation des déchets plastiques : une manne de 500 milliards de FCFA à portée de main selon Nourane Foster
Votre Pub ici !

Yaoundé, avril 2025 – L’honorable Nourane Foster, députée et entrepreneure camerounaise bien connue pour ses positions audacieuses, a une nouvelle fois interpellé l’opinion nationale sur la gestion des déchets plastiques au Cameroun. Selon elle, une valorisation intelligente et industrialisée de ces déchets pourrait générer jusqu’à 500 milliards de FCFA chaque année, tout en favorisant la création massive d’emplois et l’émergence de projets industriels portés par la jeunesse.
Dans un message largement relayé sur ses plateformes numériques, l’élue souligne que 90 % des vêtements que nous portons aujourd’hui contiennent du polyester, une fibre synthétique issue du plastique recyclé. « Vous avez sans doute déjà vu cette mention sur vos habits : 80 % polyester, 20 % coton. Ce polyester, ce sont nos déchets plastiques que nous jetons chaque jour », explique-t-elle.
Partant de ce constat, elle propose un modèle alternatif : plutôt que de payer des prestataires jusqu’à 50 milliards de FCFA par an pour le ramassage des ordures, le Cameroun pourrait se réapproprier cette chaîne de valeur. Selon ses estimations, chaque citoyen camerounais produit en moyenne 0,45 kg de déchets par jour, soit 164 kg par an, dont environ 20 % sont des plastiques recyclables. Cela représente près de 990 000 tonnes de déchets plastiques annuellement, évalués à 500 FCFA le kilo, soit une potentielle valeur de 500 milliards de FCFA.
Avec cette manne, jusqu’à 50 000 jeunes pourraient bénéficier chaque année de financements allant jusqu’à 10 millions de FCFA pour lancer des mini-projets industriels. Elle estime que cela contribuerait à dynamiser l’économie nationale, créer des emplois durables, et surtout, résoudre durablement la crise des déchets qui étouffe les grandes villes.
Fustigeant la politique actuelle qui consiste à laisser des entreprises étrangères (françaises, chinoises, libanaises) exporter les déchets plastiques sans réelle contrepartie ni tri intégral, Nourane Foster appelle à une refondation de la gouvernance écologique du pays : « Ce n’est pas à nous de payer les gens pour ramasser nos déchets. Ce sont eux qui doivent nous payer pour y avoir accès. »
Elle va plus loin en dénonçant l’inaction des autorités : « Je ne sais pas si c’est de l’incompétence ou de la méchanceté, mais une solution existe : on impose à ces partenaires de tout emporter, y compris ce qui ne les intéresse pas, ou alors on récupère tout pour nos industries locales. »
La députée conclut par un plaidoyer en faveur d’une gouvernance visionnaire : « Peut-être que ma fibre d’entrepreneure me pousse à rêver grand, mais gouverner un pays n’est pas si difficile. Il suffit d’aimer son peuple et son pays. »













