CAN : Les artificiers éternels du football africain

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CAN : Les artificiers éternels du football africain

Depuis sa création en 1957, la Coupe d’Afrique des Nations n’est pas seulement un tournoi de trophées et de finales mémorables. Elle est aussi une terre de buteurs, un théâtre où des attaquants d’exception ont inscrit leur nom dans la mémoire collective du football africain. À l’approche de la 35ᵉ édition de la CAN, prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, retour sur ces hommes qui ont transformé chaque ballon en promesse de légende.

Samuel Eto’o, l’inégalé

Avec 18 buts inscrits en phase finale, Samuel Eto’o demeure la référence absolue. Double champion d’Afrique avec le Cameroun (2000, 2002), l’attaquant des Lions indomptables a traversé deux décennies en imposant son sens du but, sa constance et son sang-froid dans les moments décisifs. Sa longévité et son efficacité font de lui le symbole même du buteur africain moderne.

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Laurent Pokou, le pionnier des records

Avant Eto’o, un nom dominait toutes les conversations : Laurent Pokou. L’Ivoirien a inscrit 14 buts en seulement deux phases finales dans les années 1970. Sa performance historique lors de la CAN 1970, marquée par huit réalisations dont un match à cinq buts, reste l’une des plus spectaculaires jamais enregistrées dans la compétition.

Rashidi Yekini, la force tranquille

Troisième du classement avec 13 buts, Rashidi Yekini incarne la puissance et la régularité. Meilleur buteur et meilleur joueur de la CAN 1994, il a porté le Nigeria vers les sommets grâce à un mélange rare de robustesse physique et de sang-froid devant les cages.

Hassan El-Shazly, l’élégance des débuts

Auteur de 12 buts, l’Égyptien Hassan El‑Shazly appartient à la première génération dorée de la CAN. Redoutable par son sens du placement, il reste l’un des rares joueurs à avoir réussi des triplés lors de différentes éditions, marquant durablement l’âge d’or du football nord‑africain.

Drogba, Mboma, Hossam Hassan : la trilogie des 11 buts

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Ils sont trois à partager la barre symbolique des 11 réalisations. Didier Drogba, leader charismatique de la Côte d’Ivoire, a marqué la compétition par son impact et son jeu aérien, malgré l’absence de sacre continental. Patrick Mboma, double champion d’Afrique avec le Cameroun, symbolise la puissance offensive des années 2000. Quant à Hossam Hassan, triple vainqueur de la CAN sur trois décennies différentes, il incarne une longévité exceptionnelle au plus haut niveau.

Le cercle des dix

Derrière eux, plusieurs légendes se partagent le total de 10 buts : Kalusha Bwalya, Francileudo Santos, Joël Tiéhi, André Ayew et Pierre Ndaye Mulamba. Ce dernier détient toujours le record impressionnant de neuf buts sur une seule édition (1974), tandis qu’André Ayew se distingue par sa constance sur six CAN différentes.

Les figures à neuf et huit buts

Abdoulaye Traoré, Vincent Aboubakar, Sadio Mané et Manucho totalisent chacun neuf réalisations, illustrant différentes époques et styles de jeu. Plus bas, mais tout aussi influents, Ahmed Hassan, Asamoah Gyan, Wilberforce Mfum, Pascal Feindouno et Seydou Keita rappellent que l’impact d’un joueur ne se mesure pas uniquement au nombre de buts, mais aussi à son leadership et à son influence sur le collectif.

Le club des sept et la continuité de la légende

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Roger Milla, Frédéric Kanouté, Jay‑Jay Okocha et Mohamed Salah ferment ce panthéon avec sept buts chacun. Génie créatif, icône charismatique ou superstar mondiale, chacun a contribué à façonner l’âme de la CAN.

De Pokou à Eto’o, de Milla à Salah, ces buteurs ont donné à la Coupe d’Afrique des Nations son souffle épique. Et alors que de nouvelles générations s’apprêtent à entrer en scène, une certitude demeure : à chaque CAN, l’histoire continue de s’écrire au rythme des filets qui tremblent.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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