‎Canada : Des citoyens accusés d’extrémisme

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PAR IMAM CHRONIQUEUR BOUBACAR DIOP

‎Canada : Des citoyens accusés d'extrémisme

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a annoncé le mardi 8 juillet 2025 l’arrestation de quatre individus soupçonnés de préparer la création d’une milice armée à visée anti-gouvernementale.

Parmi eux figurent trois militaires actifs des forces armées Canadiennes, tous âgés d’une vingtaine d’années.‎‎

Les suspects, identifiés comme Marc-Aurèle Chabot (24 ans), Simon Angers-Audet (24 ans) et Raphaël Lagacé (25 ans), sont accusés d’avoir entrepris des « actions concrètes pour faciliter une activité terroriste ».

Un civil, Matthew Forbes (33 ans), résident de Pont-Rouge, est également mis en cause dans cette affaire.

Il fait face à plusieurs chefs d’accusation pour possession illégale d’armes, d’explosifs et de matériel militaire.‎

Selon les informations fournies par la GRC, les quatre hommes auraient participé à des sessions d’entraînement paramilitaires, incluant exercices de tir, embuscades, survie en milieu hostile et techniques de navigation.

Les enquêteurs évoquent une organisation bien structurée visant à former une milice armée aux motivations idéologiques clairement hostiles au gouvernement canadien.‎‎

L’enquête, amorcée depuis janvier 2024, a mené à des perquisitions qui ont permis la saisie d’un arsenal particulièrement inquiétant : 16 engins explosifs, 83 armes à feu, environ 11 000 munitions, 130 chargeurs, du matériel de vision nocturne ainsi que de l’équipement tactique.

Certaines des armes retrouvées sont prohibées au Canada.‎‎Une enquête menée avec les Forces armées‎‎L’enquête a été dirigée par l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN), avec l’appui des Forces armées canadiennes et des services de sécurité locaux.

La GRC rappelle que la coopération citoyenne demeure un pilier essentiel dans la lutte contre l’extrémisme violent à motivation idéologique.‎‎

Cette affaire réveille les souvenirs douloureux de l’attentat de janvier 2017 contre le Centre culturel islamique de Québec, où six fidèles avaient été tués et 19 autres blessés par un tireur isolé.

Elle soulève une fois de plus la question de la radicalisation idéologique au sein même des institutions sécuritaires.‎‎

Des voix s’élèvent déjà pour appeler à un renforcement des mécanismes de détection de l’extrémisme dans les rangs militaires, dans un pays où la confiance du public en ses forces de défense demeure un pilier fondamental de la démocratie.

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