CEDH – MARINE LE PEN DÉBOUTÉE : PAS DE SUSPENSION POUR SA PEINE D’INÉLIGIBILITÉ
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DUNIA News | Politique européenne – Droits et justice – Juillet 2025
Par Imam chroniqueur Babacar Diop

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a tranché : Marine Le Pen ne bénéficiera pas de mesure provisoire pour faire suspendre sa peine d’inéligibilité prononcée par la justice française. Une décision rendue à l’unanimité par les sept juges de la chambre saisie ce mercredi, qui rejette la demande d’urgence de la présidente du groupe Rassemblement National (RN).
Aucune atteinte « irréparable » selon la Cour
La candidate malheureuse à la présidentielle de 2022, aujourd’hui députée influente à l’Assemblée nationale, espérait que la CEDH gèle provisoirement la sanction le temps d’examiner son recours sur le fond. Une tentative qui s’est heurtée à l’article 39 du règlement de la Cour, lequel ne permet une suspension que s’il existe un risque imminent d’atteinte irréparable aux droits fondamentaux du plaignant. Ce que les juges n’ont pas retenu.
Une décision qui fragilise politiquement Marine Le Pen, déjà fragilisée par les récentes perquisitions menées contre son parti.
Perquisition au siège du RN : les murs se resserrent
Le même jour, deux juges du parquet de Paris ont mené une perquisition au siège du Rassemblement National, dans le cadre d’une enquête sur le financement des campagnes électorales. Cette opération marque une nouvelle phase dans les investigations judiciaires visant la formation d’extrême droite. Le RN, plusieurs fois épinglé pour sa gestion financière opaque, est aujourd’hui dans la tourmente.
Entre stratégie judiciaire et agitation médiatique, la ligne de défense de Marine Le Pen se durcit mais la justice, elle, suit son cours.
Le combat continue : un recours de fond toujours actif
Malgré ce revers juridique, Marine Le Pen ne lâche pas prise. Elle a introduit une requête sur le fond devant la CEDH, contestant la décision de justice française qui l’a rendue inéligible. Elle y dénonce des atteintes à la liberté des élections et aux droits de la défense, une rhétorique désormais classique dans le discours du RN dès que la justice les rattrape.
La Cour européenne devra statuer dans les mois à venir, mais l’issue reste incertaine, d’autant plus que la justice française, elle, maintient le cap.
Une décision à portée symbolique
Pour nombre d’observateurs, cette décision de la CEDH renforce la crédibilité de l’institution face aux pressions politiques. Elle marque également un tournant pour Marine Le Pen, dont l’avenir électoral s’assombrit, à l’approche des prochaines échéances présidentielles et législatives françaises.
En Afrique comme ailleurs, nous suivons de près ces procès européens, non pas par voyeurisme politique, mais parce que la démocratie est un combat universel. Et parce que quand les principes sont mis à l’épreuve au Nord, leurs conséquences se répercutent aussi au Sud.

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