Chine : un « power bank maritime » qui dompte les vagues pour électrifier l’avenir
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Mer de Chine méridionale Il flotte, il intrigue, et il produit de l’électricité. Le géant triangulaire aperçu ces dernières semaines au large des côtes chinoises n’est pas une base militaire ni une œuvre d’art futuriste, mais bel et bien la toute première centrale houlomotrice autonome au monde. Son nom : Nankun.
Un monstre d’ingéniosité au service de l’énergie marine
Imaginez un objet flottant aux dimensions colossales : 80 mètres de côté, plus de 6 000 tonnes, soit l’équivalent de trois immeubles de cinq étages, et une surface équivalente à sept terrains de basket. Ce mastodonte des mers a pourtant un cœur vert : chaque jour, il produit 24 000 kilowattheures, de quoi alimenter 3 500 foyers sans une goutte de pétrole ni un gramme de charbon.
Le secret ? Une technologie capable de capter l’énergie des vagues à 360°. Autrement dit, même lors des typhons, quand la mer se déchaîne, le Nankun continue de générer du courant transformant la colère des flots en énergie utile. Là où d’autres infrastructures craignent les éléments, celle-ci les utilise.

Une promesse écologique… et stratégique
D’après ses concepteurs, cette centrale marine permettrait de réduire de 7 400 tonnes les émissions annuelles de CO₂, soit l’équivalent de 400 000 arbres plantés. Un chiffre impressionnant, mais aussi un signal : la Chine veut se positionner en pionnière de la transition énergétique… sur mer.
Mais au-delà de l’innovation, le Nankun répond aussi à une logique stratégique. La mer de Chine méridionale, où il est installé, est une zone sous haute tension géopolitique. En y déployant une telle technologie, Pékin envoie un message : le futur de l’énergie passera aussi par les eaux qu’il contrôle.
Et l’Afrique dans tout ça ?
Pour les pays africains, souvent tributaires des énergies fossiles importées et confrontés à des crises de production d’électricité récurrentes, cette avancée invite à réfléchir autrement. Avec plus de 30 000 km de côtes, le continent n’est-il pas l’un des mieux placés pour tirer profit de l’énergie des vagues ?
Des pays comme le Ghana, le Maroc, l’Afrique du Sud ou même les Comores pourraient, à terme, s’inspirer de ce modèle. Pas besoin de copier le géant chinois dans sa démesure : des versions à taille humaine, adaptées à nos réalités côtières, pourraient constituer des réponses concrètes à la précarité énergétique locale, en particulier pour les zones insulaires ou isolées.
Une révolution technologique qui flotte sur l’eau
Le « power bank maritime » de la Chine n’est pas seulement un exploit technique. Il est le symbole d’un changement de cap mondial : celui d’un monde qui apprend à vivre avec la nature au lieu de lutter contre elle. Pour l’Afrique, le défi est clair : observer, apprendre, adapter et surtout, ne pas rester à quai.













