Conflit frontalier : cinq gendarmes ivoiriens détenus à Ouagadougou

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Conflit frontalier : cinq gendarmes ivoiriens détenus à Ouagadougou

Ouagadougou, dimanche 29 juin 2025 – Les cinq gendarmes ivoiriens arrêtés le samedi 21 juin à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont toujours détenus à Ouagadougou ce dimanche 29 juin, selon les dernières informations.

Dimanche 21 juin, ces cinq membres de la gendarmerie ivoirienne participaient à une patrouille de routine près de Doropo, dans le nord‑est de la Côte d’Ivoire, à seulement 2 km de la frontière. Ils ont été interceptés par un groupe d’environ cinquante VDP burkinabè, lourdement armés, puis emmenés en territoire burkinabè .

Les autorités ivoiriennes affirment que l’opération s’est déroulée sur le sol burkinabè, soulignant que les VDP n’auraient pas osé franchir la frontière ivoirienne .

🤝 Diplomatie en jeu

Paris et Abidjan ont immédiatement saisi leurs homologues burkinabè, exigeant que les gendarmes soient remis à la Côte d’Ivoire ou jugés selon des accords bilatéraux . Ce type d’incident n’est pas inédit : en septembre 2023, deux gendarmes ivoiriens avaient déjà été retenus plus d’un an à Ouagadougou après une arrestation similaire .

🌍 Frontière poreuse, tensions persistantes

La frontière longiligne de 600 km entre les deux pays est depuis plusieurs années un foyer de tension et de méfiance, en partie à cause des incursions djihadistes et des trafics. La junte burkinabè accuse régulièrement Abidjan de tenter de déstabiliser son régime, ce que la Côte d’Ivoire nie fermement .

L’incident survient dans un contexte diplomatique fragile et après plusieurs autres affrontements transfrontaliers, notamment des incursions burkinabè en mars 2024 et mai 2024 .

🔍 Enquête et réactions

Les autorités ivoiriennes ont lancé une enquête pour clarifier les circonstances de l’incident et identifier les responsabilités. Des renforts sécuritaires ont été déployés dans la région de Doropo.

Du côté burkinabè, ni les autorités militaires ni la junte au pouvoir n’ont fait de commentaire officiel à ce jour. L’organisation des VDP, milice civile supplétive de l’armée, est régulièrement pointée du doigt pour son imbrication dans la gouvernance sécuritaire de facto, mais bénéficie d’un rôle officiel dans la lutte contre les groupes armés .

⚠️ Enjeux régionaux

Cette affaire contribue à raviver un climat de défiance entre Abidjan et Ouagadougou. Elle souligne la nécessité de renforcer le dialogue militaire et sécuritaire pour préserver la stabilité transfrontalière et éviter que des incidents militaires n’entraînent une escalade diplomatique.

Les cinq gendarmes ivoiriens sont toujours détenus à Ouagadougou ce 29 juin, et l’issue de leur situation dépend désormais du dialogue engagé entre les États concernées. C’est un nouveau test pour les mécanismes de résolution des crises transfrontalières en Afrique de l’Ouest.

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