Congo : Sassou Nguesso vise un cinquième mandat, la succession familiale inquiète l’élite politique
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Ce dimanche, plus de 2,6 millions de Congolais sont appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. À 82 ans, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, apparaît comme le grand favori pour un cinquième mandat consécutif, dans un paysage politique façonné par des décennies de domination.
Les bureaux de vote, ouverts de 6 heures à 18 heures (heure locale), accueillent un scrutin dont les grandes lignes sont bien établies. Sassou Nguesso, revenu au pouvoir en 1997 après un premier mandat entre 1979 et 1992, avait déjà remporté les élections de 2002, 2009, 2016 et 2021. Lors du dernier scrutin, il avait obtenu plus de 88 % des suffrages, une victoire rendue possible par la révision constitutionnelle de 2015 qui avait supprimé la limite d’âge et réinitialisé le compteur des mandats.
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Face à lui, six candidats tentent de se démarquer, dont l’ancien député Mabio Mavoungou Zinga et le parlementaire Joseph Kignoumbi Kia Mboungou. L’opposition reste toutefois fragmentée : deux figures majeures ont boycotté le processus, dénonçant des conditions inéquitables, tandis que Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, acteurs clés de l’élection contestée de 2016, purgent actuellement 20 ans de prison pour « mise en danger de la sécurité de l’État ».
Selon l’agence Anadolu, la domination du Parti congolais du travail (PCT) repose largement sur la redistribution des revenus pétroliers, un levier qui assure la loyauté de l’élite dirigeante. L’observateur politique Calixte Kanamugire note que Sassou Nguesso bénéficie d’une image de stabilisateur depuis la fin de la guerre civile des années 1990, mais rappelle que le pays fait face à une pauvreté persistante et à un chômage des jeunes avoisinant les 40 %.
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Au-delà du scrutin, c’est la question de la transition politique qui suscite l’attention. Nirvaly Mooloo, chercheur à l’Institut africain des études sur la sécurité, souligne qu’aucun successeur ne fait consensus au sein de l’appareil d’État. Le nom de Denis-Christel Sassou Nguesso, actuel ministre de la Coopération internationale et fils du président, revient régulièrement. Mais cette hypothèse se heurte à des résistances internes au PCT, imposant à l’élite dirigeante une gestion minutieuse de la concurrence pour préserver la stabilité du système.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













