Corridors sous tension : Dakar et Bamako unissent leurs forces face aux perturbations du transport routier
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Le transport routier entre le Sénégal et le Mali traverse une zone de turbulences. Entre l’insécurité persistante dans plusieurs zones de la sous-région et une pénurie de carburant qui ralentit les déplacements, l’axe Dakar–Bamako souffre d’un double choc logistique. Le Port autonome de Dakar (PAD) alerte : ces difficultés perturbent les flux commerciaux, désorganisent les chaînes d’approvisionnement et fragilisent la fluidité des corridors stratégiques vers le Mali.
Selon un communiqué du PAD, la baisse du trafic routier exerce une pression notable sur les capacités logistiques et commerciales. Les retards de livraison s’accumulent, des réservations sont reportées, et les opérateurs portuaires comme les transporteurs peinent à maintenir un rythme régulier. Cette situation affecte directement le commerce sous-régional, le Sénégal étant le principal point d’entrée des marchandises à destination du Mali.
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Une mission ministérielle malienne annoncée à Dakar
Pour tenter de limiter les impacts de ces perturbations et rétablir une dynamique de coordination, le ministre malien des Transports et des Infrastructures entamera dans les prochains jours une visite de travail à Dakar. Cette mission vise plusieurs objectifs : s’enquérir du déroulement des opérations logistiques, assurer la continuité des livraisons et des réservations, sécuriser les approvisionnements en carburant et renforcer la coopération technique.
Les autorités sénégalaises et maliennes cherchent ainsi à consolider un dialogue opérationnel pour garantir la fluidité du transit des marchandises. Dans un contexte où chaque retard logistique a des répercussions économiques majeures — tant pour les opérateurs portuaires que pour les importateurs maliens — une meilleure synchronisation apparaît cruciale.
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Imam chroniqueur
Babacar Diop













