Corruption : le Bénin stagne dans l’Indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International
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Transparency International a publié, le 10 février 2026, l’édition 2025 de son Indice de perception de la corruption (IPC), un classement mondial qui évalue la perception de la corruption dans le secteur public à travers 182 pays.
Dans ce nouveau rapport, le Bénin conserve un score de 45 points sur 100, un chiffre inchangé par rapport à l’année précédente. Cette stabilité traduit une réalité préoccupante : malgré les discours et les annonces, la perception de la corruption ne recule pas, et les efforts engagés semblent encore insuffisants pour provoquer une avancée significative.
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70ᵉ rang mondial : un progrès attendu, mais absent
Avec ses 45 points, le Bénin se classe 70ᵉ au rang mondial sur 182 pays. Ce positionnement reste relativement honorable dans la sous-région, mais il révèle surtout une stagnation persistante, comme si le pays avançait sans réellement franchir un cap.
Dans un monde où la transparence devient un critère majeur pour les investisseurs, les partenaires internationaux et les citoyens, cette stagnation peut être perçue comme un signal d’alerte.
Troisième pays le moins corrompu de la CEDEAO : une place fragile
Dans l’espace CEDEAO, le Bénin est classé troisième pays le moins corrompu, ce qui représente une performance notable sur le plan régional.
Mais cette position, bien qu’encourageante, reste fragile. Car être “moins corrompu” dans une région où plusieurs pays obtiennent des scores faibles ne signifie pas automatiquement que la corruption est maîtrisée. Le seuil des 50 points, considéré comme un indicateur de gouvernance relativement saine, reste encore hors d’atteinte.
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Une lutte encore incomplète
Ce rapport rappelle une vérité que beaucoup de citoyens vivent au quotidien : la corruption n’est pas seulement un chiffre, elle est une expérience sociale. Elle se retrouve dans les lenteurs administratives, les passe-droits, les abus de pouvoir, les marchés publics opaques, et parfois même dans les petites pratiques banalisées qui détruisent silencieusement la confiance nationale.
Selon Transparency International, la lutte contre la corruption exige bien plus que des textes ou des promesses : elle nécessite une justice forte, des institutions indépendantes, une gouvernance transparente, ainsi qu’une protection réelle des lanceurs d’alerte et des journalistes.
Un avertissement pour l’avenir
Le maintien du Bénin à 45/100 doit être interprété comme un message clair : le pays n’a pas reculé, mais il n’a pas non plus progressé.
Or, dans la bataille contre la corruption, stagner revient parfois à perdre du terrain, car la corruption évolue, se transforme et s’adapte. Les citoyens attendent désormais des résultats visibles, des sanctions crédibles, et surtout un système où l’intégrité n’est pas un slogan, mais une pratique quotidienne.
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Le défi est donc immense : transformer la lutte contre la corruption en une réalité concrète, capable de restaurer la confiance, renforcer l’État, et bâtir une gouvernance respectée.
Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
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