Côte d’Ivoire : Damana Pickass arrêté dans un sous-sol de sa chambre après des appels à l’insurrection
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Par Gil-christ DJOSSOU
Damana Adia Pickass, cadre influent du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a été interpellé par les forces de défense et de sécurité ce mardi 4 novembre 2025 à Bingerville, dans la banlieue d’Abidjan. Son arrestation intervient dans un climat politique tendu, à quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre, marqué par l’exclusion des principaux candidats de l’opposition.
Selon les autorités, Damana Pickass aurait lancé des appels à l’insurrection populaire depuis un appartement où il se cachait. Le procureur de la République, Oumar Braman Koné, a confirmé que l’intéressé était activement recherché pour atteinte à la sûreté de l’État. Il aurait coordonné des actions de déstabilisation à travers une plateforme politique appelée « Front commun », regroupant le PPA-CI et le PDCI, deux partis d’opposition dont les leaders ont été écartés de la course présidentielle.
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Lors de son arrestation, les forces de sécurité ont découvert une cache aménagée sous son lit, ainsi qu’un stock de bouteilles de liqueurs. Des sources proches de l’enquête évoquent un comportement émotionnel de l’intéressé au moment de son interpellation. Il aurait pleuré et demandé pardon aux agents venus l’arrêter. Ces éléments, bien que relayés par certains médias et sur les réseaux sociaux, n’ont pas été confirmés officiellement.
Damana Pickass avait déjà été condamné en février 2025 à dix ans de prison pour des faits similaires, notamment détention illégale d’armes et participation à une activité de mercenariat. Sa réapparition dans le paysage politique à travers le Front commun avait ravivé les tensions entre le pouvoir et l’opposition.
L’arrestation de Pickass intervient dans un contexte où les autorités ivoiriennes ont interdit les manifestations publiques pour prévenir les troubles à l’ordre public. Malgré cette interdiction, des appels à la mobilisation circulaient encore dans certains quartiers d’Abidjan, alimentant les craintes d’un regain de violence.
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Le climat politique reste fragile, et les prochains jours seront déterminants pour la stabilité du pays. Les regards sont tournés vers les réactions des partis d’opposition et les mesures que prendra le gouvernement pour contenir les tensions.
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