Côte d’Ivoire | Deux jeunes interpellés à Bouaflé avec plus de 400 kg de drogue : l’ombre d’un trafic bien implanté
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L’opération a eu lieu le 1er juillet 2025 à Bouaflé, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Deux jeunes hommes de 20 et 22 ans, présumés membres d’un réseau local de trafiquants, ont été arrêtés avec une importante cargaison de stupéfiants. Une affaire de plus qui illustre la pression constante que le trafic de drogue exerce sur les zones rurales ou périurbaines du continent.

Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de l’Opération Épervier 10, un programme national de lutte contre les drogues mené par la Police des Stupéfiants et Drogues (DPSD), antenne régionale de Yamoussoukro. Grâce à un renseignement précis, les agents ont pu mettre la main sur :
- 6,2 kg de cannabis, une drogue bien connue dans la sous-région ;
- 15 comprimés de tramadol dosés à 250 mg, un opioïde détourné de son usage médical ;
- 400 kg de MQIF, une substance encore méconnue du grand public, mais déjà classée préoccupante par les autorités sanitaires ivoiriennes en raison de ses effets psychoactifs et de sa propagation rapide dans les milieux jeunes.
Les deux suspects, identifiés par leurs initiales K.O. et K.Z., sont âgés respectivement de 20 et 22 ans. Ce profil n’étonne plus les forces de l’ordre : les trafiquants exploitent souvent des jeunes hommes désœuvrés, attirés par l’appât du gain rapide dans un contexte socio-économique difficile.
Bouaflé, carrefour stratégique entre Yamoussoukro et Daloa, se retrouve ainsi exposée à ces réseaux qui utilisent les voies secondaires pour échapper aux contrôles renforcés sur les grands axes.
Présentés devant le parquet, les deux hommes devront répondre de possession, détention et trafic de produits stupéfiants. Mais au-delà des faits, c’est une réalité plus large qui interpelle : la montée en puissance d’un marché de la drogue de plus en plus organisé, et dont les ramifications touchent même les petites villes et les zones rurales.
Le gouvernement ivoirien, à travers des opérations comme Épervier 10, tente de reprendre le contrôle. Mais la solution ne peut être seulement policière : l’ampleur du phénomène appelle des réponses sociales, éducatives, économiques. Car tant que des centaines de jeunes resteront sans perspective, les réseaux auront toujours des recrues.













