Côte d’Ivoire – Fraude amoureuse: pas de remise en liberté pour Aboubacar Sidiki Diallo

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Côte d’Ivoire - Fraude amoureuse: pas de remise en liberté pour Aboubacar Sidiki Diallo

Aboubacar Sidiki Diallo, un homme qui serait à l’origine d’une fraude amoureuse de plus de 280 000 dollars, sera détenu pendant les procédures judiciaires. C’est ce qu’a tranché la juge Catherine-Valérie Levasseur, mercredi, au palais de justice de Trois-Rivières.

«Pour le tribunal, il ne fait aucun doute que, selon la preuve administrée, le prévenu a fait des fraudes amoureuses sa principale source de revenus. Il ne travaille pas, il ne va pas à l’école, sa conjointe subvient à ses besoins et son mode de vie est oisif», a affirmé la juge.«Le tribunal est inquiet concernant le risque de récidive», a-t-elle poursuivi dans sa décision.

La juge a rappelé qu’à ce stade des procédures judiciaires, elle n’avait toutefois pas à décider si l’accusé était coupable ou non.

Rappelons qu’Aboubacar Sidiki Diallo est accusé de fraude, de trafic de biens criminellement obtenus, de recyclage de produits de la criminalité et de possession de biens criminellement obtenus.

Selon ce qui a été présenté lors de l’enquête sur remise en liberté, l’accusé pourrait être lié à une organisation criminelle du continent africain, et il aurait soutiré pas moins de 280 000 $ à un sexagénaire en 2023.

Le plaignant aurait développé une «relation amoureuse» sur Facebook avec Philine Degagne, un faux compte qui serait opéré par l’accusé.

  • Les virements auraient été demandés pour toutes sortes de raisons: achat d’un terrain en Martinique, frais de notaire, frais médicaux, transferts de fonds…

Le suspect laissait miroiter au bout du compte qu’un montant de 860 000 euros (1,3 milliard de dollars canadiens) serait disponible pour le couple, qu’ils pourraient ensuite s’établir à Trois-Rivières et qu’ils allaient se marier l’été suivant.

C’est l’employé d’une banque qui a bloqué le compte du plaignant au moment où il s’apprêtait à faire un nouveau transfert de 66 000 $.

Une plainte a été déposée à la police par le plaignant et l’enquête policière a permis de remonter jusqu’à l’accusé.

Une perquisition a eu lieu à son domicile et les autorités ont mis la main sur des informations de connexion du profil de Philine Degagne dans l’ordinateur du suspect, un contrat d’achat de terrain en Martinique et plusieurs biens de grande valeur.Aboubacar Sidiki Diallo est également dans la mire de l’Agence des services frontaliers du Canada, selon ce qui a été présenté devant le tribunal durant l’enquête sur remise en liberté.

  • Le citoyen de la Côte d’Ivoire serait impliqué dans d’autres fraudes «au Québec et dans le monde totalisant plusieurs millions de dollars» et serait même lié à de la criminalité de l’Afrique de l’Ouest.

L’avocat de la défense avait présenté un plan de sortie au tribunal qui incluait un dépôt de 5000 $ de la conjointe de l’accusé. Toutefois, pour le tribunal, la dame en connaissait bien peu sur le mode de vie du prévenu, sur sa situation auprès de l’immigration, ses sources de revenus, ses biens de luxe et le cercle social et familial de M. Diallo.

Le tribunal a d’ailleurs analysé le plan de sortie sans tenir compte de la caution.

«Avant d’accepter le cautionnement d’un tiers, le tribunal doit être convaincu que cette personne aura un ascendant sur le prévenu, sera en mesure de surveiller la mise en place des conditions imposées par la cour et qu’il rapportera sans délai tout manquement», a fait valoir la juge qui a souligné que les garanties offertes par la défense étaient insuffisantes.

Dans son analyse, la juge Levasseur a aussi noté qu’il s’agissait d’accusations objectivement et subjectivement graves, que la preuve est forte pour certains chefs d’accusation et que le degré de participation de l’accusé était aussi important.

Le dossier sera de retour devant le tribunal en janvier.

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