Côte d’Ivoire : le maire de Tiassalé, Tiemoko Antoine Assalé, défend le bilan de Laurent Gbagbo et critique le RDR
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Dans un entretien accordé à ActuPeople, le maire de Tiassalé, Tiemoko Antoine Assalé, a livré une analyse détaillée de l’histoire politique ivoirienne depuis la crise post-électorale de 2002. Selon lui, le Rassemblement des Républicains (RDR) ne peut être considéré comme un parti au pouvoir depuis 2011, mais plutôt depuis 2003, année qui a suivi la grave crise militaire et politique qui a secoué le pays.
« Dans le contexte qui a été le nôtre après la grave crise qui a éclaté en 2002, la République s’était effondrée », a-t-il déclaré. Il a rappelé que le président Laurent Gbagbo avait alors gouverné avec tous ses opposants, qui, en termes de représentation, étaient même plus nombreux que lui au sein du gouvernement. Selon M. Assalé, cette dynamique ne permettait plus de gouverner pour le peuple, mais plutôt pour les acteurs politiques cherchant à exploiter la fracture nationale pour accéder au pouvoir.
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Le maire a également souligné que la rébellion de 2002 n’avait pas pour objectif de maintenir Gbagbo au pouvoir et que, quel que soit le type d’accord négocié, l’issue devait conduire à sa chute. « Dans un tel schéma, on ne peut donc pas reprocher au régime en place (FPI) de ne pas avoir accompli certaines choses », a-t-il précisé.
Par ailleurs, Tiemoko Antoine Assalé a rendu hommage au parcours politique de Laurent Gbagbo. « Je peux même affirmer que, de tous les présidents ivoiriens, le Président Gbagbo est celui qui, par son parcours, son combat et les acquis politiques qu’il avait obtenus avant son arrivée au pouvoir, a le plus fait rêver les Ivoiriens », a-t-il conclu.
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Cette déclaration relance le débat sur l’évaluation du bilan des présidents ivoiriens, en particulier dans le contexte des crises politiques et militaires qui ont marqué les deux premières décennies du XXIᵉ siècle en Côte d’Ivoire.
Par Gil-christ DJOSSOU













