Côte d’Ivoire / RHDP et Processus électoral : Le parti relance ses échanges avec la Presse
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PAR IBO FRANÇOIS

Après une courte pause, la tribune d’échanges du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) avec la Presse, baptisée Les Rendez-vous du RHDP, a repris ses activités ce mercredi 23 juillet 2025 à la Rue Lepic.
Cette reprise a été marquée par la présence du ministre d’État Adjoumani Kobenan, porte-parole principal du parti, et de Mamadou Touré, porte-parole adjoint.
À trois mois de l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre 2025, les responsables du RHDP ont abordé plusieurs sujets majeurs de l’actualité politique nationale et sous-régionale, affichant leur sérénité face aux controverses qui secouent la scène politique.Un processus électoral « irréversible ».
Prenant la parole, le ministre d’État Adjoumani Kobenan a réaffirmé la solidité du processus électoral engagé, qu’il qualifie d’ »irréversible ».
Selon lui, malgré les critiques émanant de certains partis d’opposition, le climat politique reste globalement apaisé.
Il a notamment dénoncé les appels à la recomposition de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et les remises en question du parrainage, exigé pour toute candidature à la magistrature suprême.
« Respecter la Côte d’Ivoire, c’est avant tout respecter ses lois. L’élection présidentielle n’est pas une foire politique mais une compétition sérieuse, réservée à des candidats capables de réunir un soutien national », a-t-il déclaré.
L’opposition dans le viseurLe ministre n’a pas manqué de critiquer la création du Front Commun PDCI/PPA-CI, qualifié de démarche incohérente et contradictoire.
Tout en notant les revendications de ce front dont la réintégration de certains leaders sur la liste électorale, audit de la CEI, réforme du cadre électoral il a dénoncé ce qu’il considère comme un refus déguisé d’aller aux élections.
« On ne peut pas exiger une CEI neutre tout en retirant ses représentants de cette même institution », a-t-il fustigé, pointant du doigt une stratégie de blocage politique.
Le RHDP tend la main, mais reste fermeAdjoumani Kobenan a salué la reprise du dialogue avec la coalition CAP-CI, notamment la rencontre entre une délégation du RHDP et l’ancienne Première dame Simone Gbagbo.
Il a insisté sur la posture d’ouverture de son parti, tout en soulignant que ce dialogue ne saurait remettre en cause les lois en vigueur.
« Oui au dialogue, mais dans le respect des lois et des engagements pris », a-t-il martelé, rappelant la constance de cette position depuis plusieurs mois.
Revenant sur la rencontre entre le Président Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron, le porte-parole du RHDP a balayé les spéculations selon lesquelles cette entrevue aurait porté sur l’élection présidentielle ivoirienne.
« Cette visite s’inscrit dans le cadre normal des relations bilatérales entre deux pays amis. Il n’a jamais été question d’une quelconque ingérence ou d’un appui extérieur dans le processus électoral ivoirien », a-t-il assuré.
La diplomatie régionale observatrice, pas intrusiveLe RHDP a également tenu à clarifier la portée des récentes visites de délégations de la CEDEAO, de l’Union Africaine et du Forum des Ainés de l’Afrique de l’Ouest en Côte d’Ivoire.
Selon Adjoumani, ces missions ne visaient aucunement à exercer une pression, mais à suivre l’évolution normale du processus électoral dans un pays stable.
« La Côte d’Ivoire est en paix, ses institutions fonctionnent normalement. Nous ne sommes plus dans le contexte de 2002 à 2010. Aujourd’hui, le pays gère ses affaires souverainement », a-t-il déclaré.
Pour finir le ministre d’État a laissé entendre que le Président Alassane Ouattara pourrait prochainement se prononcer sur sa candidature, fortement souhaitée par la base du parti.
« Ce n’est plus seulement le RHDP, c’est toute la Côte d’Ivoire qui place en lui son espoir. Le moment venu, il donnera sa réponse », a-t-il affirmé.
Ce retour du Rendez-vous du RHDP s’inscrit dans une stratégie de communication offensive, à l’approche du scrutin présidentiel.
Le parti au pouvoir veut afficher sa maîtrise du processus électoral tout en tentant de décrédibiliser les revendications de l’opposition. Il reste à voir si les discussions politiques en cours permettront un consensus plus large avant l’échéance d’octobre.
Ibo François













