Crise à Gaza : Antonio Costa fustige Israël et appelle à un dialogue franc
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par imam chroniqueur Babacar Diop
Le président du Conseil européen, António Costa, a vivement dénoncé la situation humanitaire dans la bande de Gaza, la qualifiant de « catastrophique ». Lors du sommet des dirigeants de l’Union européenne à Bruxelles, Costa a pointé du doigt de graves violations des droits de l’homme, reprochant à Israël de ne pas respecter les termes de l’accord d’association signé avec l’UE.
« Les droits de l’homme sont violés. L’examen du respect par Israël de notre accord d’association a confirmé qu’il s’agit d’une situation inacceptable », a déclaré António Costa devant la presse.
Cette sortie marque une escalade verbale notable, alors que les ministres européens des Affaires étrangères planchent sur les options diplomatiques à adopter face à Tel-Aviv. António Costa a insisté sur la nécessité d’un « dialogue franc » avec Israël, appelant à une réponse européenne ferme mais concertée.
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Une défense européenne plus efficace
Lors d’une conférence de presse conjointe avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Donald Tusk, Premier ministre polonais, António Costa a aussi plaidé pour une meilleure coordination des efforts de défense au sein de l’UE.
« Il ne s’agit pas de multiplier par 27 tous nos investissements dans la défense. Ce qu’il nous faut, c’est de l’efficacité et un partage équitable des responsabilités », a-t-il martelé.
Le président du Conseil a réaffirmé que la sécurité de l’Europe reste intimement liée à la stabilité en Ukraine, soulignant l’engagement constant de l’Union à accompagner Kiev dans son processus d’adhésion.
Von der Leyen : une situation « atroce » à Gaza
De son côté, Ursula von der Leyen a qualifié la crise à Gaza d’« atroce et insupportable », exhortant à une intervention humanitaire immédiate. Elle a également évoqué le contexte international, qu’elle juge « extrêmement volatile sur les plans géopolitique et géoéconomique ».
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Sur un autre registre, la cheffe de l’exécutif européen a mis à jour les discussions commerciales en cours avec les États-Unis :
« Nous sommes prêts à conclure un accord. En même temps, nous nous préparons à la possibilité qu’aucun accord satisfaisant ne soit trouvé. »
Dossiers sensibles : Libye et Méditerranée
Le Conseil européen s’est également penché sur la situation en Libye, s’inquiétant de ses effets sur la sécurité régionale et les flux migratoires. Une vive critique a été émise contre le mémorandum d’accord signé entre la Turquie et la Libye sur les juridictions maritimes, jugé contraire au droit international.
À retenir : Ce sommet de Bruxelles illustre une prise de conscience croissante de l’UE face aux crises simultanées – du Proche-Orient à l’Est européen – et un appel clair à renforcer sa voix sur la scène internationale, notamment face aux abus humanitaires.













