Crise du cacao en Côte d’Ivoire : 50 000 tonnes bloquées, les coopératives tirent la sonnette d’alarme

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Crise du cacao en Côte d’Ivoire : 50 000 tonnes bloquées, les coopératives tirent la sonnette d’alarme

La filière cacao ivoirienne traverse une zone de fortes turbulences. Réunie en conférence de presse à Abidjan, l’association nationale des coopératives agricoles de Côte d’Ivoire (ANACACI) alerte sur des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de la crise actuelle et appelle à une intervention urgente des autorités.

La crise du cacao, amorcée depuis octobre 2025, continue de fragiliser les acteurs du secteur en Côte d’Ivoire. Face à cette situation préoccupante, l’Association nationale des coopératives agricoles de Côte d’Ivoire (ANACACI) est montée au créneau ce mardi, lors d’une conférence de presse tenue à Abidjan.

Au cœur des préoccupations : près de 50 000 tonnes de cacao toujours en souffrance dans les coopératives. Une situation critique qui, selon le président de l’organisation, met en péril l’équilibre financier de nombreuses structures agricoles déjà affaiblies.

Malgré les 291 milliards de francs CFA mobilisés par l’État pour soutenir la filière café-cacao, l’ANACACI dénonce des insuffisances dans l’exécution des mesures sur le terrain.

Entre lenteurs administratives, défauts de prise en charge de certains volumes et tensions dans les circuits de commercialisation, les difficultés s’accumulent pour les producteurs.

L’organisation pointe également des irrégularités dans les opérations de déstockage. Sur un volume global de 123 000 tonnes recensées en début d’année, une partie importante n’aurait pas été prise en compte dans les paiements, plongeant plusieurs coopératives dans une crise de trésorerie sans précédent.

À cela s’ajoutent des pratiques jugées préoccupantes, notamment des cas de rançonnement et d’abus signalés dans certaines zones.

Pour y faire face, l’ANACACI annonce la mise en place prochaine d’un mécanisme de dénonciation afin de lutter contre les fraudes et assainir la filière.Dans une démarche proactive, des missions de terrain seront déployées dans les prochains jours pour évaluer avec précision l’ampleur de la crise.

Un rapport détaillé sera ensuite transmis aux autorités compétentes, avec pour objectif d’exiger plus de transparence et de rigueur dans la gestion des fonds publics engagés.

Par ailleurs, l’association appelle les producteurs à accélérer la commercialisation de la petite campagne, rappelant les risques liés à la détérioration des stocks de cacao en cas de conservation prolongée.

Entre urgence économique et nécessité de réformes profondes, l’avenir de la filière dépend désormais de la capacité des acteurs et des autorités à agir rapidement et efficacement pour restaurer la confiance et garantir la stabilité du marché.

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