Crise en Libye : L’Algérie, la Tunisie et l’Égypte relancent une initiative diplomatique conjointe
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Une réunion diplomatique de haut niveau s’est tenue ce samedi dans la capitale égyptienne, rassemblant les ministres des Affaires étrangères d’Algérie, de Tunisie et d’Égypte. Objectif : relancer les efforts régionaux en vue d’une résolution durable de la crise libyenne, qui continue de déstabiliser l’Afrique du Nord depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
Ce sommet marque la réactivation officielle du mécanisme tripartite de voisinage, une plateforme de concertation entre les trois puissances voisines de la Libye, suspendue depuis plusieurs années. À l’issue de cette rencontre, les trois diplomates ont publié une déclaration commune affirmant leur volonté ferme de « trouver rapidement une solution politique inter-libyenne » et de mettre un terme à la fragmentation institutionnelle du pays.
Une feuille de route sous l’égide de l’ONU
Selon le communiqué diffusé par le ministère égyptien des Affaires étrangères, les discussions ont débouché sur l’adoption d’une feuille de route visant à promouvoir un processus politique inclusif, piloté par les Libyens eux-mêmes, avec le soutien actif des Nations unies. L’objectif prioritaire est l’organisation d’élections présidentielle et législatives crédibles, dans des délais raisonnables et acceptés par toutes les parties.
Les trois ministres ont insisté sur le caractère urgent de ces réformes et sur la nécessité d’un consensus national pour restaurer la stabilité et l’autorité de l’État libyen. Ils ont appelé toutes les forces politiques libyennes à faire preuve de « la plus grande retenue » et à « éviter toute forme d’escalade militaire ou verbale », mettant en garde contre les conséquences d’un nouvel embrasement pour la population civile.
Contre les ingérences étrangères et pour le retrait des forces extérieures
Un des points majeurs de la déclaration est la condamnation unanime de « toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes ». Les trois pays ont réaffirmé leur rejet de toute présence militaire étrangère non autorisée sur le sol libyen, et ont exigé le retrait immédiat des forces étrangères et des mercenaires actifs sur le territoire. Une telle mesure, ont-ils souligné, est indispensable au renforcement du cessez-le-feu et à la restauration de la souveraineté libyenne.
Une coordination diplomatique renforcée
Les diplomates ont convenu de maintenir une coordination étroite avec les Nations unies et les autres partenaires internationaux concernés, afin de suivre de près l’évolution de la situation. Le mécanisme tripartite prévoit des réunions régulières : la prochaine aura lieu en Algérie, puis en Tunisie avant la fin de l’année 2025.
Cette relance diplomatique intervient à un moment critique, alors que la Libye reste confrontée à un morcellement du pouvoir, à la prolifération d’acteurs armés, et à une population toujours plus exposée aux violences et à l’insécurité. Si cette initiative régionale réussit à consolider le dialogue libyen, elle pourrait constituer un pas décisif vers une sortie durable de crise.
–imam chroniqueur Babacar Diop

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