Crise énergétique mondiale : cinq pays d’Asie renouent avec les mesures anti-Covid pour freiner la flambée du pétrole
Votre Pub ici !

Face à une montée brutale des prix du brut, plusieurs économies asiatiques optent pour des solutions d’urgence rappelant les heures les plus strictes de la pandémie. Télétravail, réduction des déplacements, limitation de la consommation énergétique : autant de leviers activés pour éviter une asphyxie économique.
Selon l’agence Anadolu, l’Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande, les Philippines et le Pakistan ont enclenché une série de mesures destinées à contenir l’impact de la crise. L’objectif est clair : amortir le choc énergétique dans des pays fortement dépendants des importations de pétrole.
À lire aussi : Israël durcit sa politique pénale : vers des exécutions accélérées et sans recours pour les détenus palestiniens
En Indonésie, les autorités envisagent un modèle hybride combiné à l’enseignement à distance, avec l’ambition de réduire significativement les déplacements quotidiens. Le Vietnam, confronté à des tensions sur l’approvisionnement, encourage officiellement les entreprises à privilégier le télétravail, alors que les hausses de prix provoquent déjà des perturbations dans les stations-service.
La Thaïlande a, de son côté, partiellement basculé son administration en mode дистанцiel, tout en imposant des restrictions sur l’usage de la climatisation et les missions officielles. Aux Philippines, le gouvernement a introduit une semaine de travail de quatre jours et des horaires aménagés, tandis que le président Ferdinand Marcos Jr. a décrété l’état d’urgence énergétique. Le Pakistan adopte la stratégie la plus rigoureuse, mêlant télétravail, rationnement du carburant et fermeture temporaire des établissements scolaires.
À lire aussi : Belgique : un contrat de 11 millions d’euros pour la sécurité des prisons déclenche un conflit ouvert avec les syndicats
Ces décisions s’inscrivent dans un contexte international explosif. Les tensions au Moyen-Orient, marquées par des frappes et des représailles entre puissances, ont fortement perturbé le marché mondial. Le blocage du détroit d’Hormuz, artère essentielle du commerce pétrolier mondial, a drastiquement réduit l’offre disponible, propulsant les prix à des niveaux critiques.
Ainsi, à défaut de solutions immédiates sur le plan géopolitique, ces pays misent sur la sobriété énergétique et la réduction des mobilités pour contenir une crise dont les répercussions pourraient s’inscrire dans la durée.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













