Crise énergétique mondiale : le conflit avec l’Iran fragilise hôpitaux, agriculture et économies asiatiques

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Crise énergétique mondiale : le conflit avec l’Iran fragilise hôpitaux, agriculture et économies asiatiques

L’escalade militaire impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël provoque des secousses bien au-delà du champ de bataille. Au cœur de cette onde de choc : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle de l’énergie mondiale.

Selon plusieurs sources internationales, près de 27 % du pétrole mondial et 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) passent par ce corridor maritime. Sa perturbation partielle entraîne une réaction en chaîne qui affecte non seulement l’énergie, mais aussi la santé, l’agriculture et la stabilité économique de plusieurs régions.

Le Qatar suspend sa production : un choc industriel immédiat

Face aux tensions, le Qatar a décidé de suspendre une partie de ses activités gazières. Cette décision a un impact direct sur la production mondiale d’hélium, un gaz essentiel notamment dans le domaine médical.

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Issu du processus de liquéfaction du gaz naturel à très basse température (-162 °C), l’hélium est indispensable au fonctionnement des appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Sa raréfaction menace ainsi le bon fonctionnement des hôpitaux à travers le monde. Par ailleurs, ce gaz joue également un rôle clé dans les industries de pointe, notamment les semi-conducteurs et les centres de données.

Agriculture sous pression : engrais et chaînes logistiques perturbés

Le secteur agricole n’est pas épargné. Les pays du Golfe assurent une part importante des exportations mondiales d’urée, composant essentiel des engrais. L’arrêt de certaines installations qataries fragilise ainsi l’approvisionnement mondial.

À cela s’ajoute la fermeture du port de Salalah, à Oman, après une attaque de drone visant un terminal d’ammoniac. Cette situation accentue les tensions sur les chaînes d’approvisionnement agricoles, avec des risques de hausse des prix alimentaires à l’échelle globale.

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Asie du Sud en première ligne

Les conséquences sont particulièrement visibles en Pakistan, où près d’un tiers de l’électricité dépend du gaz importé, principalement du Qatar et des Émirats arabes unis. Face à la pénurie, les autorités ont adopté des mesures d’urgence, dont la réduction du temps de travail administratif et l’ajustement du calendrier scolaire.

Même situation critique au Bangladesh, où le gaz représente environ la moitié de la production électrique. Le pays cherche actuellement des financements internationaux pour contenir la flambée des prix de l’énergie.

En Inde, le gouvernement a redirigé les ressources énergétiques vers les secteurs prioritaires, obligeant certaines الصناعات, notamment pétrochimiques, à ralentir leur activité. Cette réorganisation pousse également le pays à recourir davantage au charbon, au détriment des objectifs environnementaux.

Un marché mondial sous tension

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À l’échelle globale, le marché du GNL reste dominé par les États-Unis, suivis de Australie et du Qatar. Du côté de la demande, la Chine, le Japon et la Corée du Sud figurent parmi les principaux importateurs.

Mais cette architecture fragile est aujourd’hui mise à l’épreuve par les tensions géopolitiques. L’énergie, la santé et l’alimentation apparaissent plus que jamais interdépendantes, révélant la vulnérabilité d’un système mondialisé soumis aux crises régionales.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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