Crise post-électorale au Cameroun : bras de fer entre Issa Tchiroma et le gouvernement autour des résultats

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Crise post-électorale au Cameroun : bras de fer entre Issa Tchiroma et le gouvernement autour des résultats

Le Cameroun traverse une zone de turbulence politique depuis l’annonce d’Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FNSC), qui a déclaré son intention de publier ses propres résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025.
Selon son équipe de campagne, ces chiffres, établis à partir des procès-verbaux de 18 départements, représenteraient environ 80 % du corps électoral. Issa Tchiroma affirme que ces données « reflètent fidèlement le choix des électeurs » et qu’elles seront accompagnées de preuves documentées.

Cette initiative intervient après sa revendication de victoire du 14 octobre face au président sortant Paul Biya, candidat à un huitième mandat.
Mais la réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre : le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, a dénoncé une « imposture », qualifiant cette démarche de « comportement anti-républicain ». Il a rappelé que seul le Conseil constitutionnel détient la compétence légale de proclamer les résultats officiels.

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Dans ce contexte tendu, des mesures de sécurité ont été renforcées autour du domicile d’Issa Tchiroma, tandis que ses partisans se mobilisent pour le soutenir.
L’opposant Maurice Kamto, absent de la course présidentielle, a pour sa part appelé au calme et à la retenue. Il a exhorté les autorités comme les candidats à respecter « le verdict des urnes » et à éviter toute escalade, soulignant que le pays fait déjà face à de nombreux défis : pauvreté, crises sécuritaires régionales et instabilité économique.

Pendant ce temps, le Conseil électoral a publié la composition de la Commission nationale de recensement général des votes, chargée de centraliser les résultats.
Les résultats définitifs de l’élection sont attendus au plus tard le 26 octobre 2025, dans un climat où la méfiance et les tensions politiques demeurent palpables.

imam chroniqueur
Babacar Diop

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