Curaçao brise les frontières du possible et décroche sa première Coupe du monde
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Dans l’imaginaire de nombreux Sénégalais, le nom « Curaçao » évoque au mieux une destination lointaine, au pire une énigme géographique. Pourtant, cette petite île caribéenne de 160 000 habitants vient de signer l’un des plus grands exploits de l’histoire récente du football mondial : une qualification inédite pour la Coupe du monde 2026.
Un véritable séisme sportif, jamais aucun pays aussi faiblement peuplé n’ayant atteint ce niveau. Il a suffi d’un match nul héroïque à Kingston contre la Jamaïque (0-0) pour propulser la « Familia Azul » vers un destin que même les plus optimistes n’osaient envisager.
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Une opportunité créée par le format, saisie par le mérite
L’élargissement du Mondial à 48 équipes a ouvert les portes de la compétition à davantage de nations de la Concacaf. Avec six à huit places désormais disponibles, les sélections émergentes bénéficient d’un espace nouveau. Mais Curaçao n’a pas uniquement profité d’un contexte favorable : elle l’a transcendé.
Leader de son groupe, devant la Jamaïque et d’autres adversaires plus huppés, l’équipe a fait preuve d’une remarquable solidité et d’une maturité tactique impressionnante pour une nation de moins de 200 000 habitants.
La qualification automatique des trois pays hôtes — États-Unis, Mexique et Canada — a dégagé des places supplémentaires. Mais il fallait encore avoir l’audace et le talent d’en profiter. Curaçao a pris cette porte ouverte… pour la transformer en boulevard vers l’histoire.
Dick Advocaat, le maître d’œuvre d’un miracle caribéen
L’un des visages essentiels de cet exploit est celui de Dick Advocaat. À 78 ans, l’entraîneur néerlandais, déjà passé par sept sélections nationales, a importé une culture du détail, de la discipline et du travail propre aux grandes nations du football.
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L’impact est visible : rigueur défensive, gestion émotionnelle, organisation collective. Les joueurs eux-mêmes rendent hommage à son influence. Juninho Bacuna, cadre de l’équipe, explique :
« Son impact a été immense. Il a changé notre manière de travailler et de nous battre. Nous avons franchi un cap. »
Après Patrick Kluivert et Guus Hiddink, Curaçao s’offre un troisième mentor batave. Mais Advocaat restera celui qui a converti le rêve en réalité.
Un confetti des Caraïbes parmi les géants
Curaçao devient officiellement le plus petit pays qualifié de l’histoire du football mondial. Une anomalie pour certains, un symbole puissant pour d’autres. En rejoignant Haïti et le Panama parmi les représentants de la Concacaf, l’île incarne désormais le renouveau du football mondial : décomplexé, ouvert, imprévisible.
Sa qualification raconte bien plus qu’un exploit sportif. Elle révèle la naissance d’une identité footballistique :
une équipe rigoureuse, ambitieuse, construite loin des projecteurs mais animée par une détermination sans faille.
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Dans un monde du football souvent dominé par les mastodontes démographiques, la petite île autonome du Royaume des Pays-Bas prouve que le talent, l’organisation et le rêve peuvent déplacer des montagnes. Curaçao jouera la Coupe du monde 2026. Et le monde, désormais, devra compter avec elle.
imam chroniqueur
Babacar Diop













