Cyberviolences : une menace invisible mais dévastatrice pour les femmes et les filles

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Cyberviolences : une menace invisible mais dévastatrice pour les femmes et les filles

À l’occasion des 16 jours d’activisme, observés du 25 novembre au 10 décembre, ONU Femmes tire la sonnette d’alarme sur un phénomène en expansion rapide : les violences faites aux femmes dans l’espace numérique. Cette édition met un accent particulier sur les cyberviolences, un champ encore insuffisamment encadré par les législations et pourtant de plus en plus ravageur.

Un fléau multiforme qui se propage dans le quotidien

La violence numérique – appelée cyberviolence – recouvre un ensemble d’actes commis via les technologies : ordinateurs, téléphones, consoles de jeux, réseaux sociaux ou tout autre support connecté. Contrairement au cyberharcèlement, elle ne nécessite pas la répétition pour être caractérisée : une seule agression peut suffire.

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Elle peut prendre des formes multiples :

cyberharcèlement,

diffusion non consentie d’images, de vidéos ou d’informations,

menaces en ligne,

chantage numérique,

usurpation d’identité,

violation de la vie privée,

manipulation psychologique.

Pour ONU Femmes, ces violences sont loin d’être virtuelles : elles s’ancrent durablement dans la réalité des victimes.
« Ce qui commence en ligne ne reste pas en ligne. Les violences numériques se prolongent dans la vie réelle, où elles sèment la peur, réduisent les victimes au silence et, dans les cas les plus graves, donnent lieu à des violences physiques et à des féminicides », alerte Sima Bahous, Directrice exécutive d’ONU Femmes.

Des lois en décalage face à l’évolution technologique

Le rythme accéléré des innovations technologiques crée de nouvelles formes d’agressions auxquelles les États peinent à répondre. Pour Sima Bahous, cette réalité crée une zone de vulnérabilité extrême pour des millions de femmes :

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« L’insuffisance des protections juridiques laisse des millions de femmes et de filles dans une situation de vulnérabilité, tandis que les auteurs de ces actes agissent en toute impunité. C’est inacceptable. »

ONU Femmes appelle donc à une réforme urgente des cadres juridiques, afin que la justice protège les femmes en ligne comme hors ligne. L’institution invite également les plateformes numériques à être tenues responsables, en renforçant leurs mécanismes de signalement et de modération.

Un appel mondial pour rendre la technologie plus sûre

La campagne 2025 des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre appelle à une mobilisation mondiale : combler les lacunes juridiques, responsabiliser les plateformes et garantir l’accès à la justice pour toutes les victimes.

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Pour ONU Femmes, la technologie doit être un instrument d’émancipation, non de danger. Le combat contre les cyberviolences devient ainsi un enjeu majeur pour l’égalité de genre à l’ère numérique.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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