Dakar face au fléau des sachets plastiques : entre interdiction et réalité quotidienne
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Dakar, capitale sénégalaise, est confrontée à une crise environnementale majeure : la pollution par les sachets plastiques. Malgré une législation interdisant leur usage depuis 2020, ces déchets envahissent encore les rues, marchés et plages de la ville, mettant en lumière un écart préoccupant entre la réglementation et sa mise en œuvre effective.
Une interdiction législative insuffisamment appliquée
En avril 2020, le Sénégal a adopté une loi interdisant les sachets plastiques à usage unique, notamment ceux utilisés pour l’eau. Cette mesure visait à réduire la pollution plastique, qui représente une menace pour l’environnement et la santé publique. Cependant, l’application de cette loi reste lacunaire, notamment en ce qui concerne les sachets d’eau, dont l’usage persiste largement dans les marchés et commerces de Dakar.
Une pollution omniprésente
À Dakar, les sachets plastiques jonchent les trottoirs, s’accrochent aux grilles d’évacuation et flottent dans les vagues des plages comme Soumbédioune. Cette pollution est exacerbée par les inondations fréquentes, où les canalisations obstruées par les plastiques aggravent la situation .
Témoignages de la réalité quotidienne
Des habitants tels que Moussa, vendeur de sachets plastiques à Tilène, soulignent la contradiction entre la législation et la réalité économique :
« Sans ça, je n’ai pas de travail », confie-t-il, tout en reconnaissant l’impact environnemental de son activité.
De même, Fatou, une ménagère, exprime le dilemme auquel sont confrontés les consommateurs :
« On nous dit de ne plus utiliser les sachets, mais avec quoi transporter tout ça ? », interroge-t-elle, soulignant le manque d’alternatives accessibles.
Initiatives pour contrer la pollution plastique
Face à cette situation, des initiatives émergent pour lutter contre la pollution plastique. Une micro-usine à Dakar transforme les déchets plastiques en meubles et pavés, offrant une solution locale et durable . De plus, des organisations comme Greenpeace Africa appellent à une action renforcée pour réduire l’usage des plastiques à usage unique et promouvoir des alternatives écologiques .
Vers une prise de conscience collective
La persistance de la pollution plastique à Dakar souligne la nécessité d’une mobilisation collective. Il est impératif d’assurer une application rigoureuse des lois existantes, de promouvoir des alternatives durables et de sensibiliser la population aux enjeux environnementaux. Seule une action concertée pourra libérer la ville de l’emprise des sachets plastiques et préserver son environnement pour les générations futures.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













