Dakar suffoque : l’urgence de repenser la capitale

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Dakar suffoque : l’urgence de repenser la capitale

Une ville à bout de souffle

Dakar étouffe. Avec plus de 4 millions d’habitants dans l’agglomération et un afflux constant de populations venues des régions intérieures et de la sous-région ouest-africaine, la capitale sénégalaise est confrontée à une pression urbaine inédite. Les quartiers jadis résidentiels et calmes, comme le Plateau, le Point E, Fann ou les Almadies, voient leurs immeubles grimper toujours plus haut. Même la banlieue n’échappe pas à cette frénésie du béton.

Un internaute résume le malaise des habitants : « L’État ne suit pas la démographie, l’implantation de nouvelles cités, pas de routes, pas de canalisations, pas de police ni de gendarmerie, pas d’hôpitaux, pas de marchés, pas d’espaces verts pour nos enfants… » Ce sentiment de détresse est partagé dans des quartiers comme Tivaouane Peulh, Niague, Jaxaay, Kounoune, Niacoulrab ou Lac Rose.

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La campagne, un souffle d’air oublié

À l’opposé de cette densité urbaine, certaines communes comme Diass offrent un véritable bol d’air. La verdure qui s’étend le long de la Petite-Côte rappelle la Casamance et ses bolongs, Kédougou et Tambacounda, où l’abondance des terres arables aurait pu retenir les populations rurales.

Pourtant, la réalité est différente. Beaucoup quittent leurs terres nourricières pour la capitale à la recherche d’emplois précaires : gardiennage, commerce ambulant ou manœuvrage. Dakar, au lieu de se renforcer grâce à ces nouveaux arrivants, se retrouve fragilisée par cette urbanisation rapide et mal planifiée.

Un défi pour les autorités et les citoyens

La question est désormais cruciale : comment préserver la qualité de vie à Dakar tout en offrant aux populations rurales des alternatives économiques viables sur leurs terres ? La solution ne repose pas uniquement sur l’État. Elle implique une planification urbaine intelligente, des infrastructures adaptées, mais aussi la valorisation des zones rurales pour freiner l’exode.

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Vers une ville durable

Sauver Dakar, c’est repenser la ville dans sa globalité : équilibre entre densité et espaces verts, infrastructures modernes, services publics accessibles et incitation à rester dans les zones rurales grâce à l’agriculture et aux activités locales. Un défi de taille, mais nécessaire si l’on veut éviter que la capitale ne suffoque complètement sous le poids de son propre développement.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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