Darfour en détresse : plus de 1 700 civils fuient vers le Tchad face à l’escalade des violences
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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a tiré la sonnette d’alarme ce jeudi sur la situation dramatique qui prévaut dans le Nord-Darfour, au Soudan. Selon un rapport relayé par l’agence Anadolu, environ 1 750 personnes ont fui la localité de Tina, frontalière du Tchad, en une seule journée, pour échapper à une recrudescence des affrontements.
L’OIM indique que ce déplacement massif s’est produit mercredi, à la suite d’une « aggravation de l’insécurité » dans la région. Les équipes de sa Matrice de suivi des déplacements (DTM) ont décrit la situation comme « extrêmement tendue et instable », sans toutefois préciser la nature exacte des menaces qui pèsent sur la population.
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Tina, une zone stratégique contrôlée par l’armée soudanaise, se situe à environ 400 kilomètres au nord-ouest d’El-Fashir, capitale du Nord-Darfour. Des inquiétudes persistantes entourent la possibilité d’une offensive des Forces de soutien rapide (FSR), accusées à plusieurs reprises d’exactions à grande échelle contre les civils.
Cette nouvelle vague d’exode intervient dans le sillage de la chute d’El-Fashir aux mains des FSR en octobre 2025. Des organisations locales et internationales ont alors dénoncé des crimes graves commis contre des habitants. Le chef des FSR, Mohamed Hamdan Dagalo, a reconnu mercredi des « dépassements » commis par ses troupes, annonçant la création de comités d’enquête internes.
D’après les dernières informations, les FSR contrôlent désormais les cinq États du Darfour, étendant leur emprise sur une région déjà ravagée par des décennies de conflits ethniques et politiques.
Depuis le déclenchement des hostilités entre l’armée soudanaise et les FSR en avril 2023, la guerre a provoqué une crise humanitaire sans précédent : plus de 15 millions de personnes déplacées, selon les Nations unies. Plusieurs pays, dont le Canada, ont exprimé leur indignation, qualifiant les violences d’« horrifiantes ».
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Alors que les réfugiés s’entassent dans les zones frontalières du Tchad, l’OIM appelle à une mobilisation urgente de la communauté internationale pour prévenir une catastrophe humanitaire encore plus grave.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













