Décès d’Abdoulaye Ba : l’autopsie révèle un polytraumatisme violent et écarte la thèse d’une mort naturelle

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Décès d’Abdoulaye Ba : l’autopsie révèle un polytraumatisme violent et écarte la thèse d’une mort naturelle

Les conclusions médico-légales sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba apportent des éclairages déterminants sur les circonstances du drame. L’examen scientifique, réalisé en début de semaine à l’Hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, met en évidence un ensemble de lésions graves incompatibles avec l’hypothèse d’un décès d’origine naturelle.

Pratiquée le 9 février 2026 au Laboratoire d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques par le Dr M. A. Diallo, l’autopsie décrit un polytraumatisme sévère touchant plusieurs organes vitaux. Selon les informations rapportées par Emedia, le corps de la victime présentait des atteintes multiples traduisant un mécanisme traumatique violent.

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Au niveau de la tête, les légistes ont relevé une commotion cérébrale accompagnée d’une hémorragie sous-durale diffuse du côté gauche. Aucune fracture du crâne n’a été observée, mais une lésion du cuir chevelu à l’arrière de la tête indique un impact significatif.

Les lésions les plus graves se situent toutefois dans la région thoraco-abdominale. Le rapport mentionne une contusion importante du flanc gauche, associée à des fractures des 10e et 11e côtes. Ces fractures ont perforé le lobe inférieur du poumon gauche, provoquant un hémothorax massif, c’est-à-dire un important épanchement sanguin dans la cavité thoracique.

L’autopsie signale également des atteintes internes majeures : des plaies au rein gauche avec hématome périrénal, ainsi que des lésions de la rate, ayant entraîné des hémorragies internes étendues dans l’abdomen.

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Au vu de l’ensemble de ces éléments, les experts écartent formellement la thèse d’une mort naturelle ou d’une crise d’asthme isolée. Le décès est attribué à une défaillance cardio-respiratoire aiguë consécutive à un polytraumatisme grave, combinant traumatisme crânien et hémorragies internes massives.

Par Imam chroniqueur
Babacar Diop pour DUNIA NEW’S

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