Des ONG exigent l’arrêt des échanges commerciaux avec les colonies israéliennes en territoires palestiniens

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Des ONG exigent l’arrêt des échanges commerciaux avec les colonies israéliennes en territoires palestiniens

Plus de quatre-vingts organisations internationales, parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme et Oxfam, ont lancé lundi un appel pressant aux États et entreprises étrangères, notamment européennes, afin qu’ils mettent fin à toute activité économique liée aux colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens occupés.

Ces ONG publient un rapport intitulé « Commerce avec les colonies illégales : comment les États et entreprises étrangères permettent à Israël de mettre en œuvre sa politique de colonisation ». Le document dénonce la responsabilité de sociétés et d’institutions financières qui, par leurs investissements et partenariats, « alimentent directement la crise humanitaire engendrée par l’occupation prolongée ».

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Parmi les exemples cités figurent le distributeur français Carrefour, accusé de soutenir l’économie des colonies via la vente de ses produits, ou encore l’équipementier britannique JCB, dont les engins seraient utilisés à la fois pour démolir des habitations palestiniennes et pour ériger de nouvelles implantations. Des banques comme Barclays, ou encore le géant allemand Siemens, sont également pointés du doigt pour leur rôle dans le financement et la construction d’infrastructures profitant aux colons.

Les initiateurs de la campagne appellent l’Union européenne et le Royaume-Uni à interdire explicitement ces activités, en incluant l’octroi de prêts et de crédits aux sociétés impliquées. Ils insistent aussi sur la responsabilité des consommateurs, qui peuvent « demander des comptes » à travers leurs choix d’achat.

Ce plaidoyer s’inscrit dans le prolongement du rapport présenté en juillet au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU par la rapporteuse spéciale Francesca Albanese, intitulé « De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide ». Elle y soulignait comment les colonies sont « financées par les banques et les assureurs, alimentées par les combustibles fossiles et normalisées par les plateformes touristiques et les chaînes de supermarchés ».

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Pour les ONG, mettre fin à ce commerce serait un pas essentiel pour réduire les bénéfices économiques tirés de l’occupation et faire pression en faveur d’une solution respectant le droit international.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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