Dette sénégalaise : le pari de la fermeté salué par les marchés internationaux
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Les marchés financiers internationaux semblent accorder leur confiance à la stratégie budgétaire actuelle du Sénégal. Depuis le début de l’année 2026, les obligations souveraines du pays, notamment celles libellées en dollars, affichent une évolution positive, dans un contexte pourtant marqué par des interrogations sur la soutenabilité de la dette publique.
Cette dynamique favorable intervient à la suite de la prise de position ferme du Premier ministre, Ousmane Sonko, qui a réaffirmé le refus catégorique de toute restructuration de la dette sénégalaise. Une déclaration qui, contrairement aux craintes exprimées par certains analystes, n’a pas provoqué de panique sur les marchés, bien au contraire.
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D’après des informations rapportées par Sud Quotidien, les eurobonds sénégalais arrivant à échéance en 2028 ont enregistré une progression estimée à environ 6,5 % depuis le début de l’année. Cette performance traduit une perception relativement rassurante des investisseurs, qui semblent intégrer la position officielle des autorités comme un signal de stabilité et de crédibilité financière.
En écartant l’hypothèse d’une restructuration, l’État sénégalais envoie un message clair aux créanciers internationaux : il entend honorer ses engagements et éviter toute solution pouvant être interprétée comme un défaut déguisé ou une renégociation contrainte des créances.
Cette orientation a été réaffirmée publiquement par le chef du gouvernement le jeudi 8 janvier à Dakar, en marge d’une rencontre avec son homologue mauritanien. Ousmane Sonko a alors précisé que cette ligne de conduite était partagée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que par les ministères en charge de l’Économie et des Finances.
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Lors de cette sortie médiatique, le Premier ministre n’a pas manqué d’exprimer ses réserves à l’égard du Fonds monétaire international (FMI), critiquant le silence de l’institution et estimant qu’elle portait une part de responsabilité dans la situation économique actuelle du pays.
En attendant d’éventuelles clarifications dans les discussions avec les partenaires financiers internationaux, les indicateurs de marché suggèrent, pour l’heure, que la fermeté affichée par les autorités sénégalaises est perçue comme un facteur de confiance plutôt que de fragilité.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













