Diplomatie française : un agent cité dans les archives Epstein, des faits présumés d’une gravité extrême

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Diplomatie française : un agent cité dans les archives Epstein, des faits présumés d’une gravité extrême

Publié le 11 février 2026, à 10:56, par Abdou Nar Dia

L’affaire Jeffrey Epstein, qui continue de secouer le monde, atteint désormais le Quai d’Orsay. Des documents judiciaires américains récemment analysés font apparaître le nom d’un diplomate français, Fabrice Aidan, impliquant ce dernier dans des « faits présumés » jugés d’une gravité extrême. Face à la sensibilité du dossier, le ministère des Affaires étrangères a décidé d’une réaction immédiate.

C’est sur les ondes de RTL que Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a confirmé l’ouverture d’une procédure judiciaire visant Fabrice Aidan. Selon les éléments rapportés par l’agence Anadolu, le diplomate figure dans les archives américaines d’Epstein, où son nom est mentionné à plusieurs reprises dans des échanges de courriels avec le financier.

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Le ministre a qualifié ces éléments de « très grande gravité » et a saisi personnellement le procureur de la République. Parallèlement, une enquête administrative interne a été lancée pour soutenir l’action de la justice, accompagnée d’une procédure disciplinaire au sein du ministère. Jean-Noël Barrot a insisté sur le fait de ne pas laisser planer de suspicion sur l’ensemble du corps diplomatique : « Je ne souhaitais pas laisser entendre que cela éclabousserait les agents du ministère », a-t-il précisé.

Fabrice Aidan occupait le poste de « secrétaire des affaires étrangères principal ». À l’époque des faits présumés, il n’était pas en fonction au ministère, mais en détachement pour convenances personnelles au sein du géant énergétique français Engie. Informée de la situation, l’entreprise a annoncé la suspension immédiate du collaborateur, en attendant les conclusions des enquêtes.

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Les accusations mentionnées par le ministre incluent des « soupçons de violences sexuelles, de malversations financières et de tentatives d’influence ». Bien que la justice doive établir la matérialité de ces faits, la rapidité de la réaction des autorités françaises souligne la gravité de la situation. Interrogé sur l’éventuelle implication d’autres diplomates, Jean-Noël Barrot a adopté une posture prudente, déclarant qu’il ne pouvait « l’exclure » à ce stade.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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