Diplomatie sous tension : Londres et Abou Dhabi resserrent leurs positions sur le Soudan et Gaza
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Dans un climat international saturé de crises imbriquées, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, ont tenu ce lundi un entretien stratégique axé sur le renforcement de leur coopération et sur deux foyers de tension majeurs : le Soudan et Gaza.
Selon un communiqué de Downing Street, la rencontre s’est ouverte sur la volonté commune d’approfondir les relations bilatérales. Les deux dirigeants ont mis en avant les bénéfices d’une collaboration renforcée dans des domaines aussi variés que la sécurité, la défense, l’économie, le commerce et les échanges culturels. Une manière de redessiner les lignes d’un partenariat que les deux capitales souhaitent plus agile face aux crises régionales.
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Au centre de la discussion : la situation humanitaire dramatique au Soudan. Keir Starmer a dénoncé les « souffrances atroces » infligées aux civils depuis que le conflit oppose, depuis 2023, l’armée régulière aux Forces de soutien rapide (RSF). Londres affirme maintenir la pression sur les protagonistes soudanais afin d’obtenir une cessation des hostilités. Les deux responsables ont convenu de poursuivre leurs efforts parallèles visant une solution politique susceptible de mettre un terme à cette spirale de violence.
Le dossier gazaoui a également occupé une place centrale lors de l’échange. Les deux dirigeants ont réaffirmé que la priorité immédiate consistait à appuyer la mise en œuvre de l’accord de paix proposé par les États-Unis, incluant notamment le désarmement du Hamas. Ils ont insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu durable comme socle d’une paix viable dans la région. Une position qui intervient alors que les Émirats arabes unis ont récemment émis des réserves quant à une éventuelle participation à une force internationale de stabilisation.
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Les deux dirigeants prévoient de maintenir un dialogue régulier pour suivre l’évolution de ces dossiers brûlants et coordonner leurs actions. Une diplomatie en mouvement, dans un monde où chaque conversation de haut niveau ressemble à un fil tendu entre crises humanitaires, enjeux sécuritaires et quête de stabilité.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













