Ebo Taylor : l’icône ghanéenne du highlife s’éteint à 90 ans

Votre Pub ici !

Partager cet article
Ebo Taylor : l’icône ghanéenne du highlife s’éteint à 90 ans

Depuis le samedi 7 février, le Ghana et la communauté musicale internationale pleurent la disparition d’Ebo Taylor, légende du highlife ghanéen. Guitariste, compositeur et chef d’orchestre, il laisse derrière lui plus de six décennies de contributions majeures à la musique ouest-africaine, influençant durablement l’afrobeat, le jazz et la soul.

Une carrière exemplaire et un héritage musical durable

Surnommé souvent « l’un des pères fondateurs du highlife contemporain », Ebo Taylor est décédé un jour après le lancement du festival qui porte son nom à Accra, et seulement un mois après avoir célébré ses 90 ans. Le highlife, style qui mélange rythmes africains traditionnels, jazz et influences caribéennes, est depuis peu reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel, soulignant l’importance de cette tradition musicale sur la scène mondiale.

À lire aussi : Traque maritime : L’Aquila II intercepté dans l’océan Indien après une longue poursuite transocéanique 

Des hommages venus du monde entier

De nombreux artistes et passionnés de musique ont rendu hommage au maestro. Le collectif Jazz Is Dead de Los Angeles l’a salué comme un « pionnier et l’un des architectes de l’afrobeat et du highlife ». La star ghanéenne Stonebwoy et le producteur américain Adrian Younge ont exprimé leur admiration pour sa carrière exceptionnelle, tandis que le poète nigérian Dami Ajayi l’a décrit comme un « arrangeur remarquable et guitariste extraordinaire ». Ses fans, qui l’appelaient affectueusement « Oncle Ebo », ont souligné son rôle de mentor auprès des jeunes générations.

Une influence qui dépasse les frontières

Né Deroy Taylor à Cape Coast en 1936, il débute sa carrière dans les années 1950, période durant laquelle le highlife devient le son emblématique du Ghana post-indépendance. Avec ses arrangements de cuivres raffinés et ses lignes de guitare innovantes, il joue dans des groupes phares tels que les Stargazers et le Broadway Dance Band. Dans les années 1960, il part à Londres pour approfondir ses études musicales et collabore avec d’autres musiciens africains, notamment Fela Kuti, futur pionnier de l’afrobeat.

À lire aussi : Mali : l’ex-Premier ministre Moussa Mara condamné pour soutien à des prisonniers politiques

À son retour au Ghana, Ebo Taylor devient l’un des producteurs et arrangeurs les plus sollicités, travaillant avec des artistes tels que Pat Thomas et CK Mann, tout en dirigeant ses propres ensembles. Ses compositions emblématiques – Love & Death, Heaven, Odofo Nyi Akyiri Biara et Appia Kwa Bridge – ont traversé les décennies et continuent d’inspirer des DJ et labels internationaux. Sa musique a été samplée dans le hip-hop et le R&B, contribuant à faire découvrir le highlife à de nouveaux publics à travers le monde.

Une légende qui continue de vivre

Jusqu’à ses 80 ans, Ebo Taylor a continué de se produire en Europe et aux États-Unis, consolidant son statut de figure incontournable du highlife et symbole de l’âge d’or de la musique ghanéenne. Pour beaucoup, il restera un modèle et un mentor, dont l’influence dépasse largement les frontières du Ghana et continue de nourrir la scène musicale contemporaine africaine et internationale.

À lire aussi : Bénin / Sécurité : Treize individus interpellés à Ekpè pour trafic de produits psychotropes.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci