École militaire de santé de Dakar : près de 1 200 praticiens formés au service des armées en près de six décennies
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Créée en 1968, l’École militaire de santé (EMS) de Dakar, Général Jean Alfred Diallo, s’impose comme l’un des piliers de la formation sanitaire militaire en Afrique de l’Ouest. En 58 années d’existence, l’institution a formé 1 173 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et vétérinaires, mis à la disposition des forces armées sénégalaises et de plusieurs pays partenaires.
Cette performance a été rappelée, vendredi 16 janvier 2026, à l’occasion de la cérémonie officielle de sortie de promotions organisée au sein de l’école. Deux promotions étaient à l’honneur : celle de 2017, baptisée « Promotion du cinquantenaire de l’EMS », et celle de 2019, dénommée « Promotion médecin-général de brigade Boubacar Wade ».
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Une promotion 2025 ouverte à l’international
La promotion sortante de l’année 2025 est composée de 33 élèves officiers, dont 30 Sénégalais et 3 stagiaires étrangers, originaires du Gabon et du Togo. Ces nouveaux officiers de santé regroupent des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, deux médecins vétérinaires, ainsi que 11 élèves officiers en formation.
Présidant la cérémonie, le général Mbaye Cissé, Chef d’état-major général des armées (CEMGA), a salué l’apport déterminant de l’EMS dans le renforcement des capacités sanitaires et opérationnelles des forces armées.
« Depuis sa création, l’École militaire de santé a contribué de manière durable à la consolidation de notre souveraineté sanitaire en formant des officiers compétents, rigoureux et profondément engagés », a-t-il déclaré.
Une tradition d’excellence et de rigueur
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Le général Cissé a également souligné que l’EMS incarne une tradition d’excellence, alliant exigences militaires et rigueur scientifique, pour forger des cadres capables d’intervenir aussi bien en temps de paix que lors de situations de crise.
Il a rappelé que cette cérémonie de remise de diplômes revêtait un caractère particulier, marquant pour la première fois une célébration officielle de sortie de promotion, traduisant ainsi la volonté du commandement de magnifier le mérite, l’effort et la persévérance.
Les nouveaux défis de la sécurité sanitaire
Évoquant les mutations du contexte mondial, le CEMGA a insisté sur l’évolution des menaces contemporaines.
« Les risques ne sont plus uniquement militaires. Les pandémies, les catastrophes naturelles ainsi que les menaces biologiques et environnementales constituent aujourd’hui des enjeux majeurs de sécurité nationale », a-t-il averti.
Dans cette perspective, il a rappelé que la souveraineté sanitaire figure désormais au cœur des priorités stratégiques des autorités sénégalaises.
Discipline, discrétion et amélioration continue
Pour sa part, le commandant de l’EMS, le dentiste-colonel Amady Bara Mbodj, a exhorté les officiers sortants à demeurer fidèles aux valeurs fondamentales de l’institution.
« Le chemin qui vous attend est exigeant, mais vous avez le devoir de devenir les dignes héritiers de vos illustres anciens », a-t-il souligné, rappelant que la réussite d’une carrière de médecin militaire repose sur la discipline, la discrétion et l’amélioration continue.
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Une double mission assumée
Au nom des récipiendaires, le lieutenant-médecin Moctar Ndiaga Fall s’est réjoui de la qualité de la formation reçue, tout en mesurant l’ampleur des responsabilités à venir.
« Notre mission est double : incarner les valeurs de l’officier et maîtriser les compétences du médecin, du dentiste ou du vétérinaire », a-t-il déclaré.
À travers cette nouvelle promotion, l’École militaire de santé de Dakar confirme ainsi son rôle stratégique dans la formation de ressources humaines hautement qualifiées, au service de la défense, de la santé publique et de la stabilité régionale.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













