Éducation : L’enseignement, un métier ingrat ?

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Éducation : L’enseignement, un métier ingrat ?

Chronique de Imam Babacar Diop

I. Le sentiment d’ingratitude : une réalité du métier

Dans nos sociétés modernes, l’enseignement est souvent qualifié de métier ingrat. Non pas parce qu’il manquerait de noblesse, mais parce que les efforts fournis par l’enseignant ne sont pas toujours reconnus à leur juste valeur. L’enseignant travaille dans l’ombre. Il sème sans toujours voir la récolte. Il donne sans recevoir immédiatement.
Comme le disait Nelson Mandela :
« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »
Pourtant, ceux qui manient cette « arme » noble sont rarement honorés à la hauteur de leur mission. Les enseignants affrontent des classes surchargées, des moyens limités, des salaires parfois modestes et une pression sociale constante. Le philosophe et pédagogue John Dewey rappelait que l’enseignement est une profession exigeante où la récompense n’est pas toujours matérielle, mais profondément morale et humaine.
« L’enseignant travaille souvent dans l’ingratitude du présent, mais il construit la reconnaissance du futur. »
— Imam Babacar Diop
Dans de nombreuses écoles, l’enseignant donne bien plus qu’un savoir : il offre son temps, son énergie, sa patience et parfois même une part de son équilibre personnel. Mais ce don silencieux est rarement applaudi.
« On applaudit le médecin qui sauve une vie, mais on oublie l’enseignant qui a formé le médecin. »

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— Imam Babacar Diop
L’ingratitude perçue naît aussi du décalage entre l’effort fourni et la reconnaissance immédiate. Les fruits de l’enseignement apparaissent des années plus tard, lorsque l’élève devient adulte.
« L’enseignant est le jardinier du temps : il plante aujourd’hui dans un sol dont il ne verra peut-être jamais la floraison. »
— Imam Babacar Diop

II. Les difficultés concrètes du quotidien

Le métier d’enseignant exige une résistance morale exceptionnelle. Classes surchargées, manque de matériel, programmes lourds, pressions administratives et attentes sociales élevées : autant de défis qui transforment la vocation en combat quotidien.
Le spécialiste de la pédagogie Hans Aebli soulignait :
« L’enseignant doit aider l’élève à franchir une étape dans son développement. Sans intention claire et sans soutien, sa mission devient difficile. »
À ces difficultés matérielles s’ajoute parfois l’incompréhension de certains parents ou élèves. L’autorité du maître est contestée, son rôle minimisé, et sa patience mise à l’épreuve.

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« L’enseignant est parfois seul face à la classe, mais il ne doit jamais être seul face à la société. »
— Imam Babacar Diop
Beaucoup d’enseignants continuent malgré tout, portés par une foi intérieure en l’importance de leur mission.
« J’ai vu des enseignants entrer en classe fatigués et en ressortir épuisés, mais revenir le lendemain avec l’espoir intact. Cette persévérance est une forme de courage silencieux. »
— Imam Babacar Diop
L’enseignement est un métier de patience. Il exige de croire en l’élève avant même que l’élève ne croie en lui-même.
« Enseigner, c’est croire en un avenir que l’on ne verra peut-être pas, mais auquel on contribue chaque jour. »
— Imam Babacar Diop

III. La noblesse de la vocation

Malgré les difficultés, l’enseignement demeure l’une des plus nobles professions. Il ne s’agit pas seulement de transmettre des connaissances, mais de former des consciences.
William Arthur Ward disait :
« Le grand enseignant inspire. »
Henry Brooks Adams ajoutait :
« Un enseignant influence l’éternité ; il ne peut jamais savoir où son influence s’arrête. »
Ces paroles rappellent que l’enseignant agit sur le long terme. Il façonne les esprits, développe l’esprit critique et transmet des valeurs.

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« L’enseignant ne façonne pas seulement des élèves, il façonne des citoyens, des parents et des bâtisseurs de société. »
— Imam Babacar Diop
Dans la tradition spirituelle et culturelle, l’enseignant occupe une place d’honneur. Il est celui qui éclaire, qui guide et qui élève.
« Dans chaque salle de classe se trouve une mission sacrée : transformer l’ignorance en lumière. »
— Imam Babacar Diop
Enseigner est un acte d’optimisme, car il suppose la conviction que l’être humain peut grandir, apprendre et se transformer.
« L’enseignant est un semeur d’espérance. Même dans les périodes de doute, il continue de croire que la connaissance sauvera l’avenir. »
— Imam Babacar Diop

IV. La récompense invisible

La plus grande récompense de l’enseignant n’est ni financière ni immédiate. Elle est souvent invisible. Elle se manifeste dans le succès des anciens élèves, dans leurs paroles de gratitude, dans leur évolution.
Combien d’enseignants ont entendu un jour un ancien élève dire : « C’est grâce à vous » ? Ces mots simples valent parfois plus que toute reconnaissance officielle.
« La véritable récompense de l’enseignant est de voir un élève dépasser ses propres limites. »

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— Imam Babacar Diop
Cette récompense arrive parfois des années plus tard. Elle prouve que l’enseignement est une œuvre de longue haleine.
« Le temps est le seul témoin fidèle du travail de l’enseignant. »
— Imam Babacar Diop
Même lorsque la société oublie de reconnaître ses efforts, l’enseignant laisse une trace indélébile dans la vie de ses élèves.
« Un bon enseignant peut disparaître, mais son enseignement continue de vivre dans la conscience de ceux qu’il a formés. »
— Imam Babacar Diop

V. Conclusion : ingrat, mais indispensable

Oui, l’enseignement peut sembler ingrat. Les sacrifices sont nombreux, la reconnaissance parfois faible, et les résultats souvent différés. Mais il demeure un pilier fondamental de toute société.
Sans enseignants, il n’y a ni savoir, ni progrès, ni avenir.
« L’enseignement est un métier d’ombre qui construit la lumière. »
— Imam Babacar Diop
Il faut donc réhabiliter la valeur morale et sociale de l’enseignant. Honorer ceux qui transmettent le savoir, c’est investir dans l’avenir.

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« Une société qui respecte ses enseignants prépare sa propre élévation. Une société qui les néglige prépare son déclin. »
— Imam Babacar Diop
Ainsi, même s’il peut paraître ingrat, l’enseignement reste une mission noble, indispensable et profondément humaine.
« L’enseignant est le gardien du futur. Même dans le silence et l’ingratitude, il continue d’éclairer le chemin des générations. »
— Imam Babacar Diop

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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