Emmanuel Macron engage l’Irak et le Liban et propose Paris comme lieu de négociations directes avec Israël
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Le président français, Emmanuel Macron, a mené, le 13 mars 2026, une série d’entretiens téléphoniques stratégiques avec le Premier ministre irakien, Mohammed Chia Al-Soudani, ainsi qu’avec les plus hautes autorités libanaises, dans un contexte de forte tension au Moyen-Orient. Ces échanges visaient à assurer la sécurité des forces françaises déployées dans la région et à proposer des initiatives pour freiner l’escalade militaire.
Coordination avec l’Irak après l’attaque meurtrière
Lors de sa discussion avec le chef du gouvernement irakien, Emmanuel Macron est revenu sur l’attaque ayant coûté la vie à l’adjudant-chef Arnaud Frion et blessé plusieurs militaires français. Selon l’agence Anadolu, Mohammed Chia Al-Soudani a présenté ses condoléances au nom du peuple irakien. En retour, le président français a salué l’engagement de Bagdad à faire la lumière sur cet incident et à renforcer la protection des troupes françaises engagées dans la lutte contre le terrorisme. Les deux dirigeants ont convenu de maintenir une coordination étroite pour soutenir la stabilité et la souveraineté de l’Irak.
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Dialogue avec le Liban pour éviter le chaos1
Emmanuel Macron s’est ensuite entretenu avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre Salam, ainsi que le président du Parlement Nabih Berri. Face à la dégradation de la situation sécuritaire, le président français a insisté sur la nécessité d’empêcher le Liban de sombrer dans le chaos. Il a demandé l’arrêt immédiat de la « fuite en avant » du Hezbollah et a exhorté Israël à renoncer à une offensive de grande ampleur, mettant fin aux frappes massives qui ont déjà provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils.
Au cours de ces discussions, l’exécutif libanais s’est montré disposé à entamer des discussions directes avec Israël, en impliquant toutes les composantes du pays. Emmanuel Macron a encouragé la partie israélienne à saisir cette opportunité pour instaurer un cessez-le-feu et rechercher une solution durable. Pour faciliter ce dialogue, le président français a proposé que la France accueille les pourparlers à Paris, offrant ainsi un cadre neutre et sécurisé pour des négociations constructives.
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Un contexte régional particulièrement instable
Ces initiatives diplomatiques interviennent dans un climat de forte instabilité régionale. Selon Anadolu, les hostilités se sont intensifiées depuis le 28 février, suite à des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, faisant environ 1 300 morts, dont le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. En représailles, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak, ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
Ces échanges témoignent de l’engagement diplomatique de la France pour préserver la stabilité régionale et éviter une escalade militaire majeure au Moyen-Orient, tout en garantissant la sécurité de ses forces et en ouvrant la voie à un dialogue direct entre Israël et ses voisins.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













