ÉTATS-UNIS – AFRIQUE DU SUD : L’EXPULSION DE SEPT KÉNYANS RAVIVE UNE CRISE DIPLOMATIQUE AUTOUR DU DOSSIER DES AFRIKANERS
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Les relations déjà fragiles entre les États-Unis d’Amérique et l’Afrique du Sud connaissent un nouveau regain de tension. En cause : la décision des autorités sud-africaines d’expulser sept ressortissants kényans travaillant pour un programme américain controversé lié à l’accueil de membres de la minorité blanche afrikaner, présentés par Washington comme des personnes « persécutées » dans leur pays d’origine.
Selon le ministère sud-africain de l’Intérieur, ces sept Kényans exerçaient des activités professionnelles sur le territoire national sans autorisation légale, n’étant titulaires que de visas de tourisme. Leur mission consistait à participer au traitement de dossiers dans le cadre d’un dispositif soutenu par les États-Unis, destiné à faciliter l’installation d’Afrikaners en Amérique du Nord. Pour Pretoria, cette situation constitue une violation claire de la législation sud-africaine sur l’immigration et le travail des étrangers.
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Un désaccord profond sur le narratif de « persécution »
Depuis plusieurs mois, l’administration américaine défend un programme d’accueil ciblé en faveur de certains ressortissants sud-africains blancs, affirmant qu’ils seraient victimes de persécutions. Une lecture que le gouvernement sud-africain rejette fermement, dénonçant une narration infondée et politiquement orientée. Pretoria rappelle que, malgré des tensions sociales et des défis sécuritaires réels, aucun élément officiel ne permet de qualifier la situation des Afrikaners de persécution systémique.
L’expulsion des sept Kényans intervient dans ce contexte sensible. Pour les autorités sud-africaines, il ne s’agit ni d’un acte politique ni d’un geste hostile envers Washington, mais de l’application stricte du droit national. Le gouvernement insiste sur le fait qu’aucun diplomate américain n’a été inquiété et qu’aucune installation officielle des États-Unis n’a été visée lors de l’opération.
Réactions et conséquences diplomatiques
Du côté américain, la réaction est marquée par une vive irritation. Des responsables états-uniens estiment que cette intervention sud-africaine entrave un programme relevant de leurs priorités humanitaires et migratoires. Cette divergence de lecture révèle un désaccord plus profond sur la manière d’appréhender les réalités sud-africaines et, plus largement, les politiques migratoires internationales.
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L’affaire met également le Kenya dans une position délicate. Nairobi suit le dossier de près, alors que ses ressortissants se retrouvent pris dans un différend diplomatique qui les dépasse. Des discussions tripartites sont évoquées afin d’éviter une escalade et de clarifier les responsabilités de chaque acteur.
Au-delà du cas des sept Kényans, cet épisode illustre les reconfigurations en cours dans les relations entre l’Afrique et les grandes puissances occidentales. L’Afrique du Sud, fidèle à sa posture de souveraineté affirmée, entend faire respecter ses lois et contester les discours qu’elle juge stigmatisants ou politiquement instrumentalisés. Les États-Unis, de leur côté, poursuivent une politique migratoire sélective qui suscite des interrogations sur ses fondements et ses implications diplomatiques.
L’expulsion de ces travailleurs kényans agit comme un révélateur : celui d’un malaise diplomatique plus large, où se croisent enjeux migratoires, souveraineté nationale et narratifs politiques concurrents.
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Celine Dou | Dunia News
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