États-Unis – Iran : Donald Trump promet la poursuite des frappes et reconnaît de nouvelles pertes américaines.
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Le président des États-Unis, Donald Trump, a réaffirmé dimanche sa détermination à poursuivre l’offensive militaire engagée contre l’Iran, estimant que les objectifs stratégiques fixés par Washington ne sont pas encore atteints. Dans une intervention diffusée sur sa plateforme Truth Social, le chef de la Maison-Blanche a dressé un état des lieux des opérations tout en évoquant explicitement le coût humain pour l’armée américaine.
Qualifiant la campagne militaire de « mission juste », Donald Trump a reconnu que d’autres pertes étaient à prévoir dans les rangs des forces armées américaines. « Et malheureusement, il y en aura probablement d’autres avant que cela ne se termine », a-t-il déclaré, faisant référence aux trois militaires américains dont la mort a été confirmée dimanche par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM). Ces soldats étaient stationnés au Koweït. Cinq autres militaires ont été grièvement blessés lors des frappes récentes.
Pour justifier la poursuite des opérations, le président américain a évoqué une menace existentielle, affirmant qu’un régime iranien disposant de missiles à longue portée et d’armes nucléaires constituerait un danger direct pour les États-Unis. Toutefois, selon Al Jazeera, aucune preuve concrète n’a été présentée à ce stade par l’administration américaine quant à l’imminence d’un tel arsenal du côté de Téhéran.
Sur le plan militaire, Donald Trump a revendiqué la mort de 48 dirigeants iraniens ainsi que la destruction de neuf navires de la marine iranienne. Il a également affirmé que le quartier général naval de la République islamique avait été largement détruit. Le United States Central Command a pour sa part déclaré que le Corps des gardiens de la révolution islamique ne disposait plus de quartier général opérationnel.
Parallèlement à l’escalade militaire et à ses appels répétés à un changement de régime à Téhéran, Donald Trump a laissé entrevoir une ouverture diplomatique. Dans un entretien accordé au magazine The Atlantic, il a indiqué avoir accepté le principe de discussions avec la nouvelle direction iranienne. Une information confirmée par un responsable de la Maison-Blanche à Al Jazeera. Le président américain a également renouvelé son offre d’amnistie aux membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et aux forces de sécurité iraniennes qui accepteraient de déposer les armes.
À Téhéran, la situation politique évolue rapidement après la mort du Guide suprême, Ali Khamenei. Un conseil de transition composé de trois membres a été mis en place, réunissant le président Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, ainsi que l’ayatollah Alireza Arafi, membre du Conseil des gardiens. Sur le plan militaire, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que les unités armées du pays opéraient de manière « indépendante et quelque peu isolée », en s’appuyant sur des directives générales établies auparavant.
L’escalade militaire continue de faire des victimes à travers le Moyen-Orient. Le bilan fait état d’au moins 201 morts et 747 blessés en Iran. Les frappes croisées ont également causé la mort de neuf personnes en Israël, trois aux Émirats arabes unis, deux en Irak et une au Koweït, illustrant l’extension régionale d’un conflit dont l’issue demeure incertaine.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop














